La Norvège n’investira plus dans les bandits climatiques

Le 10 avril 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
La Norvège continuera-t-elle d'investir dans les centrales à charbon?
La Norvège continuera-t-elle d'investir dans les centrales à charbon?
DR

Les étudiants et les universitaires anglo-saxons en rêvent depuis des mois. La Norvège va le faire. Dans un communiqué mis en ligne ce vendredi 10 avril, le gouvernement norvégien annonce l’introduction de nouveaux critères d’exclusion pour le fonds de pension gouvernemental (GPFG).

Le principe est de ne plus prendre de participations dans les entreprises qui contribuent, «de façon inacceptable à accroître les émissions de gaz à effet de serre».

Proposé par un groupe de trois experts, le critère d’exclusion ne sera toutefois pas facile à appliquer. Le GPFG ne pourra boycotter, par exemple, un secteur d’activité dans son ensemble, ni les émetteurs d’une famille de gaz à effet de serre, précise le communiqué.

Pas de menance pour les charbonniers

Les producteurs et les consommateurs de charbon devraient ainsi passer au travers des gouttes: «Le gouvernement considère que l’exclusion pour des considérations éthiques de tous les producteurs de charbon ou de pétrole ne serait pas appropriée», confirme Oslo.

A la tête de l'équivalent de 1,3% de la capitalisation boursière mondiale, le fonds souverain norvégien est régi par des règles qui lui interdisent d'investir dans des groupes coupables de violations des droits de l'homme, recourant au travail des enfants, fabriquant des armes particulièrement inhumaines ou encore produisant du tabac.

Ces dernières années, le CPFG s'est déjà désengagé de dizaines d'entreprises (extraction de charbon, sables bitumineux, production de ciment...) dont le modèle économique est, selon lui, insoutenable tant sur le plan environnemental que climatique.

 

SOMMAIRE DU DOSSIER

Les climatologues confirment la médiocrité des engagements des Etats 

A Lyon, les collectivités lancent leur appel climatique  

En 2040, l'agriculture à bout de souffle 

Habemus Papam climaticum

Les oublis du G7 

Les politiques nagent en pleine inconscience

La Norvège n'investira plus dans les bandits climatiques 

Washington publie ses promesses climatiques 

GES et agriculture : agir sur l'offre et la demande 

La forte ambition des citoyens pour le climat 

COP 21 : les difficultés apparaissent  

REVENIR AU SOMMAIRE

 

 

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus