La Norvège investit encore dans le stockage du carbone

Le 20 avril 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La plateforme gazière Sleipner, où Statoil capte le CO2.
La plateforme gazière Sleipner, où Statoil capte le CO2.
Statoil

Pays pionnier dans le captage-stockage géologique de gaz carbonique (CSC), le royaume scandinave poursuit sur sa lancée. Le 19 avril, il a initié trois nouveaux programmes de recherche.

Gassnova, l’institution publique chargée de la recherche sur le CSC, va réaliser pour le compte du cimentier Norcem, du producteur d’engrais Yara et de la ville  d’Oslo, des études de faisabilité pour la mise en œuvre de systèmes de captage de CO2 de taille industrielle, spécifiques à chacune des trois activités. Le gouvernement devrait consacrer 360 millions de couronnes (39 millions d’euros) à ces projets.

Trois installations spécifiques

Yara, qui collecte déjà 800.000 tonnes de CO2 d’une de ses usines, entend équiper un autre site. Après avoir expérimenté des installations-pilotes dans deux usines, Norcem aimerait déployer un système lui permettant de capter la totalité du gaz carbonique, soit 10.000 t/an. Valorisant déjà sa chaleur (en alimentant un réseau de chauffage et en produisant de l’électricité), la municipalité d’Oslo aimerait équiper son usine d’incinération de Klemetsrud d’un aspirateur à CO2 (300.000 t/an).

Grâce à une taxe carbone très élevée sur les émissions industrielles, la Norvège a suscité plusieurs opérations de CSC de taille industrielle. Les deux plus importantes étant menées depuis de nombreuses années par le pétrolier national Statoil, sur la plateforme gazière Sleipner B, ainsi qu'en mer de Barents, sur le gisement de gaz de Snøhvit.

Total rejoint le mouvement

Par ailleurs, Total (qui participe à l'expérimentation faite à Sleipner) vient de signer un accord de coopération avec le Technology Centre norvégien de Mongstad, l’un des plus importants laboratoires mondiaux de développement et de qualification de technologies de captage du CO2.

En 2016, le groupe pétrolier s’est engagé à consacrer jusqu’à 10% de ses dépenses en recherche et développement dans les hydrocarbures au CSC. Soit une soixantaine de millions de dollars par an.

En théorie, le captage-stockage géologique pourrait réduire d'environ les émissions carbonées de l'industrie lourde.

 



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