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La Niña se fera plus violente

Le 26 janvier 2015 par Romain Loury
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La Niña est à l'origine d'événements climatiques dramatiques.
La Niña est à l'origine d'événements climatiques dramatiques.
DR

Avec le réchauffement climatique, les épisodes extrêmes La Niña devraient devenir deux fois plus fréquents dans l’océan Pacifique, selon une étude publiée ce 26 janvier dans la revue Nature Climate Change. Conséquences: sécheresse accrue dans l’ouest des Etats-Unis, précipitations plus abondantes en Asie.

Pendant d’El Niño au sein du phénomène El Niño-Southern Oscillation (Enso), La Niña survient lors d’un refroidissement accru des eaux de surface au centre du Pacifique, entraînant un fort gradient de température avec le continent asiatique.

Dans les cas extrêmes, ses conséquences peuvent être dramatiques, comme en 1998-1999: sécheresse historique dans le sud-ouest des Etats-Unis, inondations, tornades et glissements de terrain au Venezuela, en Chine et au Bangladesh. Au Honduras et au Nicaragua, l’ouragan Mitch à l’automne 1998 a fait plus de 11.000 morts.

Or selon l’étude publiée par une équipe internationale de climatologues, ce genre d’événement pourrait devenir près de deux fois plus fréquent avec le réchauffement climatique. D’une fois tous les 23 ans, un épisode La Niña extrême pourrait survenir tous les 13 ans.

Un gradient de température accru

Comment expliquer ce résultat, alors que La Niña est justement liée à un refroidissement des eaux de surface? Ce phénomène s’explique pourtant par le fait que le gradient de température pourrait en réalité s’accroître entre l’Asie continentale et le centre du Pacifique, la terre se réchauffant plus vite que la mer.

Soufflant vers l’ouest, donc vers l’Asie, les vents vont s’en trouver renforcés. Avec pour conséquence de chasser toujours plus d’eau de surface vers l’ouest, et de faire remonter plus d’eau froide des profondeurs marines. Ce qui va encore renforcer le phénomène.

Inquiétants en soi, ces résultats le sont d’autant plus que les El Niño extrêmes deviendront aussi plus fréquents, comme l’a révélé la même équipe en 2014. Pire, les deux événements sont corrélés, 75% des épisodes La Niña violents survenant après un El Niño fort, exactement comme en 1998-1999.

«Cela signifiera plus d’événements climatiques dévastateurs, un passage plus fréquent d’extrêmes opposés d’une année sur l’autre, ce qui aurait de profondes conséquences socio-économiques» pour les régions touchées par l’Enso, concluent les chercheurs.

 



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