La montagne de déchets de Limeil-Brévannes bientôt nettoyée ?

Le 04 juillet 2011 par Célia Fontaine
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Le tribunal correctionnel de Créteil a condamné le 1er juillet le gérant de la société LGD Développement à 18 mois d'emprisonnement avec sursis pour la «montagne» de déchets située à Limeil-Brévannes, dans le Val-de-Marne. Il devra verser respectivement 10.000 et 7.000 euros de dommages et intérêts aux communes de Limeil et Valenton, ainsi que 1.000 euros à chacun des riverains qui se sont constitués en association, précise l’AFP.
 
LGD s’est installé en 2002 sur le territoire de Limeil, sans autorisation. En novembre 2010, la société a été placée en liquidation judiciaire, laissant derrière elle depuis 150.000 m3 de déchets de construction, de plastiques, pneus, et appareils ménagers formant un amas de 25 mètres de haut et 200 mètres de long. Il a été surnommé le «volcan» par les habitants de la commune, car régulièrement en feu et de ce fait constamment surveillé par les pompiers.
 
L’Association de Défense des Riverains pour l’Environnement de la Rue Albert Garry (ADRERG) qui s’est constituée partie civile souligne la nocivité des fumées noires dues à l’inflammation du méthane abondamment produit par la détérioration des ordures, ainsi que les risques d’éboulements qui retardent la construction d’une route aux alentours.
 
Si les premières analyses de la qualité de l'air menées autour de la montagne de déchets se veulent rassurantes et concluent à l'absence de polluants particuliers, les riverains s’inquiètent également de la remise en état du site. L’évacuation est estimée à 10 millions d'euros, selon le ministère en charge de l’écologie, soit 450 euros par habitant, dans le cas où ceux-ci devraient participer.
 
Patrick Bueno, le responsable de la société, a été jugé coupable de dépôt illégal de déchets. Installé sans autorisation, on lui reproche de ne pas avoir cessé son activité malgré les mises en demeures de la préfecture du Val-de-Marne et d’avoir menti sur le volume et la nature des déchets. L’entreprise n’est aujourd’hui plus en mesure de remettre en état les lieux, insolvable. Les entreprises qui ont stocké les déchets pourraient donc être obligées de financer elles-mêmes ce chantier, grâce à un dispositif issu du Grenelle. Sinon, il reviendra à l’Etat de payer, via le financement de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).
 
Le ministère en charge de l’écologie devrait prendre des arrêtés de consignation à l'intention des producteurs à partir du 25 juillet prochain. Un appel d’offre va être lancé pour évacuer la montagne de déchets, qui pourrait commencer à être évacuée en septembre. Selon les experts, il sera possible de trier 2.000 m3 de déchets par jour. Les déchets collectés seront incinérés ou envoyés vers des installations de stockage de déchets inertes.


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