La moitié des animaux marins ont disparu depuis 1970

Le 16 septembre 2015 par Stéphanie Senet
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Les populations de maquereaux ont régressé de 74% depuis 1970
Les populations de maquereaux ont régressé de 74% depuis 1970

Les populations d’animaux marins ont régressé de moitié entre 1970 et 2012, selon le rapport Planète vivante Océans publié ce 16 septembre par le World Wildlife Fund (WWF).

 

Basée sur l’observation de 5.829 populations appartenant à 1.234 espèces de mammifères, reptiles, oiseaux et poissons, cette analyse a doublé son échantillon par rapport à la dernière étude. Principale conclusion : une chute de 49% des populations marines observée ces quarante dernières années.

 

Déclin de 74% des espèces pêchées

En zoomant sur les espèces de poissons consommées (492 espèces), le résultat est le même: 50% des populations ont disparu depuis 1970. Les maquereaux, thons et bonites, de la famille des Scombridrés, connaissent un déclin encore plus important, avec une chute de trois quarts des stocks.

La régression la plus marquée s’est produite entre 1970 et le milieu des années 1980 avant que les populations ne se stabilisent et ne se réduisent à nouveau par la suite.

En voie de disparition, ces espèces représentent pourtant jusqu’à 60% de l’apport protéique dans les pays côtiers. «En l’espace d’une seule génération, les activités humaines ont gravement dégradé les océans, en capturant les poissons à un rythme supérieur à leur reproduction et en détruisant les nourriceries», commente Isabelle Autissier, présidente du WWF France. L’appétit de l’homme pour le poisson s’est en effet accru à l’échelle mondiale, avec une consommation moyenne par habitant de 19 kg/an en 2012 contre 10 kg/an dans les années 1960. Dans le même temps, la population mondiale est passée de 4 à 7 milliards d’individus.

 

Déclin des habitats

Le rapport de l’ONG montre aussi les conséquences du déclin annoncé des récifs coralliens, des mangroves et des herbiers marins. S’ils disparaissent d’ici à 2050, alors qu’ils abritent plus d’un quart de l’ensemble des espèces marines, les conséquences seront dramatiques pour la faune marine.

Si la surpêche représente la première menace sur la biodiversité océanique, l’élévation des températures et l’acidification des océans, deux conséquences du changement climatique, aggravent les dégradations.

Pour inverser la tendance, le WWF demande que la santé des océans et la protection des habitats côtiers soient incluses dans les objectifs onusiens de développement durable (OMD), qui doivent être adoptés fin septembre.

Les décisions prises lors de la conférence climatique de décembre, à Paris, ont également le pouvoir de réduire le désastre.



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