La mise en oeuvre conjointe se met doucement en place

Le 27 octobre 2006 par Enerpresse
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C’est la première des actualités de la conférence de Nairobi. Moins de deux semaines avant l’ouverture de la COP-MOP 2, le secrétariat de la Convention sur les changements climatiques a mis en ligne, jeudi 26 octobre, son site internet dédié au troisième des mécanismes de flexibilité: la mise en oeuvre conjointe (MOC).

Moins connue que l'échange des quotas d'émissions ou que le mécanisme de développement propre (MDP), la MOC est une cousine du MDP. Prévue par le protocole de Kyoto, ce «flex-mex» permet à des pays de l'annexe 1 de récupérer des crédits d'émissions supplémentaires (les «unités de réduction des émissions» ou URE) en finançant des projets climatiques dans les pays de l'ancien bloc communiste. Ce mécanisme tente bien des gouvernements incapables de tenir leurs engagements de Kyoto.

Car les anciens pays de l'Est  recèlent, potentiellement, un énorme gisement d'URE. Certains experts évaluent ce filon à 6 milliards de tonnes équivalent CO2: plus de 5 fois les besoins identifiés!

Le prix de l'URE ne devrait donc pas être très élevé. Sauf qu'il est, aujourd'hui, impossible de monter ce genre de projet. Certes, les institutions onusiennes chargées de les valider sont pratiquement en place, mais aucun pays ne remplit les critères d'éligibilité. Etablies lors de la conférence de Marrakech et gravées dans le marbre lors de la dernière COP-MOP, ces conditions imposent aux pays acheteurs et vendeurs d'avoir ratifié le protocole de Kyoto, calculé les quantités d'URE, mis en place un inventaire des émissions de GES ainsi qu'un registre national, établi un bilan annuel des rejets et des absorptions anthropiques. Autant d'informations qui doivent être communiquées au secrétariat de la Convention.

Hélas, pour le moment, seuls la Hongrie, la Slovaquie, la République tchèque, le Japon et la Nouvelle-Zélande ont soumis à l'ONU leur rapport initial sur la Quantité attribuée. Le processus d'évaluation pouvant prendre jusqu'à 16 mois, les premières déclarations d'éligibilité ne sont pas attendues avant la mi-2007. Au mieux. Bien évidemment, les monteurs de projets attendent que les deux principaux vendeurs d'URE (la Russie et  l'Ukraine) se soient mis en conformité avec les règles onusiennes pour que le marché démarre. Une attente qui n'est pas prête d'être satisfaite. L'Ukraine n'a pas achevé la mise en place de ses institutions. Pas plus que la Russie.




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