La Méditerranée, future mer à ZEE multiples?

Le 19 juillet 2013 par Marine Jobert
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La Méditerranée, vue du ciel.
La Méditerranée, vue du ciel.
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Exploiter la Méditerranée. Tel est le souhait de la Commission européenne, qui a présenté récemment une étude préconisant l’instauration de zones économiques exclusives (ZEE) en mer Méditerranée. «Les ZEE pourraient ouvrir la voie à une politique d’aménagement du territoire plus efficace, susceptible à son tour d’attirer des investissements et d’autres activités économiques», indique la Commission dans un communiqué.

 

La faculté de créer une ZEE a été accordée aux Etats côtiers par la convention de Montego Bay (entrée en vigueur en 1994). Jusqu’à 200 miles de ses côtes ( environ 370 kilomètres), la ZEE permet à l’Etat d’y exercer des droits souverains «pour l'exploration, l'exploitation, la conservation et la gestion des ressources naturelles, biologiques ou non, se trouvant dans les eaux, sur le fond de la mer et dans le sous-sol de la zone considérée; pour renforcer sa capacité à lutter contre toutes les formes de pollution; lui permettre d'y mener d'autres activités tendant à l'exploration et à l'exploitation de cette zone maritime à des fins économiques, telles que la production d'énergie à partir de l'eau, des courants et des vents; l'autoriser à mettre en place et à utiliser des îles artificielles et autres installations ou ouvrages, telles que des plates-formes de forage et des éoliennes». La France et l’Espagne font figure d’exception en Europe: elles ont crée des ZEE (qui empiètent sur les périmètres l’une de l’autre!) [JDLE], quand les autres Etats côtiers ont des frontières si proches qu’ils ne se sont pas livrés au délicat exercice diplomatique de leur délimitation.

 

Une situation dommageable, estime la Commission, puisque «les zones concernées, leurs ressources aquatiques vivantes et leur environnement marin ne bénéficient dès lors d’aucune protection digne de ce nom. Parallèlement, il est difficile d’envisager un véritable développement économique dans un cadre réglementaire incertain». Les tensions croissantes entre la Turquie, Chypre, Israël, le Liban et la Palestine concernant les réserves de gaz en sont une illustration (qui dépasse toutefois les compétences de l’UE). La Commission met en avant le fait que «placer une part plus importante de la mer Méditerranée sous la juridiction des Etats membres de l’Union européenne permettrait de garantir l’application, dans les zones concernées, de la réglementation de l’UE en matière de pêche, d’environnement et de transport, ce qui se traduirait aussi par un meilleur niveau de protection».

 

Une politique désignée par le doux vocable de «croissance bleue», qui recouvre aussi le transport maritime à courte distance, le tourisme côtier, l’énergie éolienne en mer, la désalinisation ou l’utilisation des ressources marines dans les secteurs pharmaceutique et cosmétique.

 

 

 

 

 

 

 

 



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