La Mauritanie lutte contre la désertification

Le 23 août 2010 par Célia Fontaine
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Le 21 août, lors d’une opération citoyenne, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a planté le premier de plus d’un million d’arbres qui constitueront, d’ici à 2014, une « ceinture verte » autour de la capitale, Nouakchott. Le programme a pour objectif de freiner l’avancée du désert et l’érosion des côtes, le sable et la mer menaçant de recouvrir la ville. 2.000 hectares devraient être reboisés, à raison de 500 ha par an.

Comment les arbres peuvent-ils influer sur la progression du désert ? Les racines fixent le sol, et drainent efficacement les eaux de pluie. Les troncs et les ramures freinent le vent, et le feuillage retient les poussières. En outre, les feuilles, une fois tombées, créent une couche protectrice et un compost qui enrichit le sol.

« Cette ceinture verte joue également un rôle économique », précise le ministre de l’environnement Ba Housseynou Hammadi dans un communiqué, « certains des arbres qui seront plantés peuvent être utilisés comme bois de chauffe pour les populations précaires ou pour produire des produits pharmaceutiques (comme l’acia Sénégalis, ndlr) ». Le montant du reboisement s’élève à 3,6 milliards d’ouguiyas (10 millions d'euros). L’initiative pourrait s’étendre sur des milliers de kilomètres à travers l’Afrique.

Le projet entre dans le cadre d’un plan plus global de lutte contre la désertification lancé en 2005, qui vise la création de la «Grande muraille verte » de 15 kilomètres de large sur 6.500 km de long, qui traverserait l’Afrique d’ouest en est, de Dakar à Djibouti. Onze nations sont concernées. Mais en juin dernier, la réunion des dirigeants africains sur la question s’est soldée par un échec. En cause, le scepticisme sur l’efficacité du reboisement et le manque de moyens disponibles.

La lutte contre la désertification n’en reste pas moins d’actualité. Après le lancement par l’ONU de la Décennie contre la désertification (Dans le JDLE), le chef de la Convention de l'ONU contre la désertification (UNCCD), Luc Gnacadja, a réclamé, le 18 août dernier, un accord sérieux au prochain sommet sur le climat de Cancun, et des mesures concrètes pour aider l'Afrique, l'Asie et l'Amérique latine à faire face aux catastrophes naturelles.

Pour rappel, la désertification et l’érosion des sols attaquent chaque année plus de 12 millions ha de terres arables (l’équivalent d’un pays comme la Grèce), qui permettent de nourrir 6 millions de personnes.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus