La marque France au cœur du programme écolo du FN

Le 27 janvier 2017 par Stéphanie Senet
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France durable ou France d'abord ?
France durable ou France d'abord ?

La présidente du Front national a présenté devant la presse, le 26 janvier, son programme pour une France durable. Un contenu sans surprise, après la diffusion un mois plus tôt des grandes lignes du groupuscule Nouvelle écologie.

 

Pendant 45 minutes, du haut du 4e étage de la tour Hyatt Paris Etoile, la présidente du Front national a enchaîné les grandes phrases théoriques. «Nous vivons un moment crucial où nous produisons le monde qui nous entoure. Les ressources seront ce que nous en ferons», a-t-elle scandé.

Son plaidoyer écologique reste dans le ton du précédent, enchaînant les mauvais points aux financiers, à l’agriculture hyper industrielle, aux producteurs d’organismes génétiquement modifiés (OGM), aux produits vides de vitamines, de minéraux et de goût, aux perturbateurs endocriniens, à la surpêche…

Un constat finalement partagé par un nombre croissant de candidats à la présidentielle, situés des deux côtés de l’échiquier politique. Jean-Luc Mélenchon comme Marine Le Pen ont décidément entamé leur conversion écologique. 

Une conversion toutefois sommaire pour cette dernière. Ambigüe sur le changement climatique, Marine Le Pen «pense que l’activité humaine contribue à ce phénomène» dans des proportions qu’elle est «incapable de mesurer». En 2012, la présidente du FN avait clairement affirmé qu’elle n’était pas sûre que «l’activité humaine soit l’origine principale du réchauffement climatique».

 

Drones et forces de l’ordre

Concernant les solutions, elle fait en revanche le grand écart avec ses concurrents. Pour faire de la France le pays de «l’excellence environnementale» (selon l’expression préférée de Ségolène Royal), mais aussi de «l’excellence énergétique», de «l’excellence territoriale» et de «l’excellence du traitement des déchets», la présidente du FN propose de curieuses pistes. Elle cite -dans le désordre- la marque France, la permaculture pragmatique, les circuits courts, l’agroforesterie, le maintien des normes sanitaires (y compris européennes?), le nucléaire et le contrôle des frontières. Et dans les océans? «Des drones et des forces de l’ordre les défendront contre les pirates», garantit-elle.



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