La loi LOM veut enterrer les énergies fossiles en 2040

Le 20 mai 2019
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Les véhicules roulant au gazole ou au super carburant représentent 93,6% des ventes.
Les véhicules roulant au gazole ou au super carburant représentent 93,6% des ventes.

Les députés ont voté en commission la fin de la vente des véhicules à carburants fossiles (essence, diesel et gaz naturel) d'ici 2040. Une promesse de Nicolas Hulot.

 

Au revoir et bon vent. En 2040, véhicules à essence, au diesel et au gaz ne sortiront plus des usines des constructeurs. La commission du développement durable de l’Assemblée nationale a adopté, vendredi 17 mai, l’amendement du co-rapporteur Jean-Luc Fugit. «Il s’agit de réduire les émissions de CO2 pour des impératifs climatiques et les polluants de proximité comme les oxydes d’azote et les particules fines pour des impératifs sanitaires. Il ne reste plus qu’à transformer l’essai», indique le parlementaire rhodanien, rugbyman à ses heures.

Si l’amendement est voté, la France sera l’un des premiers pays européen à inscrire l’interdiction pour 2040 dans la loi, gravant dans le marbre juridique une promesse faite par le ministre Hulot en 2018

Les transports en commun et la mobilité sont au cœur du projet de loi (LOM). Dans ce sens, Jean-Luc Fugit a déposé un second amendement qui demande que «toute publicité en faveur de véhicules terrestres à moteur [soit] obligatoirement accompagnée d’un message promotionnel encourageant l’usage des mobilités actives ou partagées».
 
En la matière, tout (ou presque) est à faire

Est-ce pour autant réaliste? A l’heure actuelle, les véhicules roulant au gazole ou au super carburant représentent 93,6% des ventes. Pas de quoi affoler le député LREM qui rappelle les efforts de décarbonation en cours: moteurs moins polluants, recherches sur les biocarburants de deuxième génération, moteurs électriques, sans oublier l’hydrogène.

Il faudra faire mieux. C’est d’ailleurs la philosophie de l’amendement qui fixe des objectifs intermédiaires. Premier pas, «une hausse progressive de la part des véhicules à faibles et très faibles émissions parmi les ventes de voitures particulières et de véhicules utilitaires léger neufs» à l’horizon 2030.

Tous les 5 ans, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) devra faire un point d’étape.

Cet amendement s’inscrit plus globalement dans la perspective de décarbonation des transports terrestres d’ici à 2050. D’ici 10 ans, l’Europe prévoit de réduire de 37,5% les émissions carbonées des voitures neuves et de 31% celles des camionnettes.

 

 



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