La ligne Tours-Bordeaux et le canal Seine-Nord en bonne voie

Le 10 novembre 2010 par Sabine Casalonga
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Un point d’étape sur les projets d’infrastructures de transport du Grenelle, en particulier sur la ligne à grande vitesse (LGV) Paris-Bordeaux et le canal Seine-Nord Europe, a été fait, ce mercredi 10 novembre, au ministère de l’environnement (Meeddm).

 

«  Nous sommes arrivés à un accord définitif sur la maquette financière qui permet de lancerlaLGV Paris-Bordeaux , au fond France-Espagne, vitale pour notre pays », a déclaré Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat chargé de l’environnement. La convention de financement pour le tronçon central Tours-Bordeaux du projet LGV SEA (Sud-Europe-Atlantique) est en cours d’envoi aux 57 collectivités concernées. Le coût de construction de ces premiers302 kilomètress’élève à 7,6 milliards d’euros dont 44,6 % (soit 3,4 milliards) seront apportés par le secteur public (Etat, collectivités et UE), 26 % par Réseau ferré de France (RFF) et près de 29 % par le concessionnaire, le groupement Liséa conduit par Vinci.

 

La LGV SEA, dont le montant global est estimé à 20 milliards €, figure dans le programme prioritaire de2.000 kmde nouvelles LGV d’ici 2020 de la loi Grenelle II. Elle permettra de réduire de 50 minutes le trajet entre Paris et Bordeaux et offrira de nouvelles capacités pour le développement du fret et du TER. Avec l’extension prévue de la ligne en Espagne via Toulouse et Narbonne, «  ce sera le plus grand chantier de l’UE entre 2011 et 2016 », se félicite Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux transports.

 

La mise au point du contrat de concession entre RFF et Vinci a également été finalisé le 21 octobre. Après la signature de la convention de financement prévue à la fin de l’année, les travaux pourraient démarrer dès la fin 2011. Le futur concessionnaire pourra exploiter la ligne pendant 50 ans et «  en contrepartie, il percevra les recettes de péages générées par la circulation des trains ainsi qu’une subvention d’équilibre versée par l’Etat, les collectivités territoriales partenaires et RFF», précise le Meeddm.

 

Le Canal Seine-Nord Europe est le deuxième projet d’envergure prévu par la loi Grenelle I [voir le JDLE]. Jean-Louis Borloo a indiqué que «  la maquette de financement - pour un coût de plus de 4,2 milliards € - était prête, à 3 % près ». Le dialogue compétitif entre les deux candidats, Vinci et Bouygues, pour la part de financement privé (50 %), devrait s’ouvrir dans les prochains jours. L’Europe a attribué 420 M€ à Seine-Escaut (RTE-T 2007-2013), le financement public initial de l’Etat français est de 900 M€ et 20 M€ de travaux ont déjà été financés au titre du plan de relance.

 

La signature du contrat de partenariat et le début des travaux sont prévus en 2012 pour une mise en service en 2016. Le report modal devrait permettre d’éviter 500.000 camions et 250.000 tonnes de CO 2 en 2020 pour une économie de coûts environnementaux estimée à 2,4 milliards € sur 50 ans, selon les informations du dossier de presse du Meeddm.

 

Autre concrétisation du Grenelle, le deuxième appel d’offres sur les transports collectifs, lancé en mai dernier [voir le JDLE], devrait s’achever en décembre 2010 avec l’annonce des projets retenus. Son montant global devrait s’élever à 5 milliards € (dont 15 à 20 % de subventions de l’Etat), a affirmé Jean-Louis Borloo.

 

Les 84 dossiers de candidature déposés par 46 collectivités proposent la création de plus de650 kmde lignes nouvelles pour 8,5 milliards € de travaux. En 2008, le premier appel d’offres a permis de dégager 6,1 milliards € (dont 810 millions € de l’Etat) pour créer400 kmde lignes dans 38 collectivités.

 

 

Dans le JDLE « Transports: le projet national ne fait pas l’unanimité »



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