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La LGV Lyon-Turin peut-elle voir le jour?

Le 03 décembre 2012 par Stéphanie Senet
La tension monte autour du projet de ligne Lyon-Turin
La tension monte autour du projet de ligne Lyon-Turin

L’accord sur le projet de ligne ferroviaire entre Lyon et Turin a été acté à Lyon, ce 3 décembre, lors du sommet franco-italien, malgré les nombreuses critiques émises des deux côtés des Alpes. Son coût exorbitant rend toutefois sa réalisation très hypothétique…

La déclaration commune relative au tunnel Lyon-Turin a été signée par les deux ministres des transports, en présence du président François Hollande, du chef de gouvernement italien Mario Monti et de son homologue français Jean-Marc Ayrault.

Lancée lors du sommet franco-italien de 1991, la ligne ferroviaire Lyon-Turin nécessite de percer un tunnel de 57 kilomètres sous les Alpes et les Préalpes françaises. Sa mise en service était initialement prévue en 2025. Au départ destinée à développer le fret ferroviaire et éviter le passage d’un million de camions par an, elle vise aussi à raccourcir le trajet Paris-Milan à 4 heures contre 7 aujourd’hui pour les voyageurs.

Aucune précision n’a toutefois été donnée quant au financement de ce projet pharaonique, alors que son coût n’a cessé de gonfler. Estimé à 12 milliards d’euros en 2002, il s’élève désormais à 26,1 Md€, selon le rapport publié le 5 novembre dernier par la Cour des comptes de l’Hexagone à partir de données transmises par la Direction générale du Trésor (voir JDLE). La construction du tunnel revient à elle seule à 8,5 Md€ (dont 2,9 Md€ financés par l’Italie et 2,2 Md€ par la France).

Seul un important apport européen (entre 40 et 50%) pourrait donc permettre de boucler le plan de financement, ce qui semble peu probable vu le contexte de rigueur actuel…

Les prévisions du trafic de fret ont pour leur part été revues à la baisse depuis 10 ans. Elles s’élèvent à 15 millions de tonnes par an contre 40 Mt en 2001. Le trafic routier transalpin est par ailleurs en baisse en 2012 (1).

Les opposants au projet, écologistes, associations de défense de l’environnement, agriculteurs et élus locaux, se sont réunis les 30 novembre et 1er décembre à Lyon pour un avant-sommet. Ils ont à nouveau dénoncé l’inutilité de projet, son coût exorbitant et la dévastation de 1.500 hectares, dont 700 ha de terres agricoles. Ils proposent au contraire de moderniser les infrastructures existantes (comme le tunnel ferroviaire du Mont-Cenis), qui sont loin d’être saturées et de relancer une véritable politique en faveur du fret en France. Environ un millier de manifestants se sont retrouvés ce 3 décembre après-midi devant la gare des Brotteaux à Lyon.

Après le projet de Notre-Dame-des-Landes, la LGV représente la deuxième pomme de discorde entre Jean-Marc Ayrault et les écologistes.

(1)http://www.sitaf.it/index.php?option=com_k2&view=item&layout=item&id=67&Itemid=154

 

 

 



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