La justice australienne valide le méga-projet minier Carmichael

Le 30 août 2016 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
La mine de Carmichael serait l'une des plus grandes au monde
La mine de Carmichael serait l'une des plus grandes au monde

La Cour fédérale d’Australie a rejeté, le 30 août, le recours contre le méga-projet minier Carmichael, qui menace le climat et la Grande barrière de corail.

 

Nouveau coup dur pour les écologistes australiens, opposés à la création d’une nouvelle mine de charbon dans l’Etat du Queensland. La justice australienne a en effet confirmé la légalité du feu vert au projet, donné en octobre dernier par l’ancien ministre de l’environnement Greg Hunt.

Non seulement le projet porté par le groupe indien Adani, pour une valeur de 11 milliards d’euros, est climaticide, mais il menace aussi la Grande barrière de corail, à cause du transit du charbon par le port d’Abbot Point, situé à proximité.

La fondation australienne pour la conservation (ACF) avait déposé son recours en novembre dernier, estimant que le ministère de l’environnement aurait dû évaluer l’impact du projet sur le climat avant de l’autoriser. L’exportation annuelle de 60 millions de tonnes de charbon en Inde devrait ainsi rejeter 240 Mt équivalent CO2 de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Mais la Cour fédérale n’a pas suivie la fondation. Le juge John Griffiths a estimé que «Greg Hunt avait pris en considération les émissions liées à la mine mais n’avait pas jugé cet impact inacceptable pour le récif corallien».

 

Une décision «inconcevable»

 

Pour la directrice d’ACF, Kelly O’Shanassy, «il est inconcevable que Canberra puisse autoriser un tel projet sans évaluer son impact sur le changement climatique ou sur la Grande barrière de corail». «Nous avons besoin d’une nouvelle génération de lois environnementales qui détaillent les impacts de l’extraction du charbon», ajoute-t-elle.

Selina Ward, spécialiste des coraux à l’université du Queensland, les rappelle au quotidien The Guardian: «Il n’y a aucun doute que la mine va affecter négativement la qualité de l’eau autour du récif, qui est déjà victime d’un événement majeur de blanchiment au cours des derniers mois» (voir JDLE).

De son côté, le groupe Adani Mining a logiquement salué la décision de la Cour, en précisant toutefois que les recours juridiques n’étaient pas tous épuisés.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus