La Hongrie veut bouter les OGM hors de son territoire

Le 28 juillet 2011 par Célia Fontaine
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1.000 hectares de maïs contaminés par des OGM ont été détruits officiellement, a annoncé mi-juillet le secrétaire d’État adjoint au ministère du développement rural hongrois.
 
La Hongrie est un pays de l’Union européenne qui ne cache pas sa position anti plantes génétiquement modifiées (PGM). Après avoir inscrit dans sa nouvelle constitution, adoptée le 18 avril 2011 à une forte majorité, l’interdiction des OGM sur le territoire national, le pays cherche à se débarrasser des PGM cultivées illégalement, rapporte Inf’OGM.
 
Si plus de 1.000 hectares de maïs GM ont d’ores et déjà été détruits, il resterait encore 2.500 autres hectares potentiellement contaminés, selon les autorités hongroises. Les semences GM ont été vendues aux agriculteurs à leur insu, c’est ainsi que la contamination se serait faite.
 
«Lajos Bognar, du ministère du développement rural, a indiqué que le gouvernement souhaitait adopter un nouvel amendement du Code pénal pour introduire une sanction stricte pour les distributeurs de semences contaminées par des PGM.» Car pour lui, «le statut «sans OGM» de la Hongrie est un atout important et stratégique», peut-on lire dans un communiqué d’Inf’OGM du 27 juillet.
 
En France, le décret concernant la déclaration de cultures d’OGM a été publié le 16 juillet au Journal officiel. Les exploitants mettant en culture des OGM et les détenteurs d'autorisations de dissémination volontaire d'OGM à toute autre fin que la mise sur le marché, ont l’obligation de déclarer auprès de l'autorité administrative les lieux où sont pratiquées ces cultures et d'informer préalablement aux semis les exploitants des parcelles entourant les cultures d'OGM[1].
 
Le décret récemment publié précise les informations à transmettre au ministre chargé de l'agriculture, les délais à respecter, les conditions dans lesquelles ces informations peuvent être confirmées ou rectifiées, les modalités d'information des exploitants des parcelles entourant les cultures d'OGM et la durée minimale de conservation des documents.
 
Pour Inf’OGM, ce texte est plutôt imprécis sur la notion d’exploitant «voisin»: «s’agit-il uniquement des exploitations accolées à la parcelle de cultures GM ou de l’ensemble des exploitations regroupées dans un certain rayon autour de la parcelle GM ? Le décret se contente de reprendre la formulation de la loi de 2008, sans aller plus avant dans la définition de ce que recouvre cette notion». Des précisions devraient être apportées au cours des discussions sur l’arrêté relatif aux conditions techniques de coexistence, thème sur lequel un avis du HCB est attendu fin 2011.
 


[1] En vertu de l'article 6 de la loi n° 2008-595 du 25 juin 2008 relative aux organismes génétiquement modifiés


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