La hiérarchie des peurs des Français évolue

Le 25 septembre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Chômage et terrorisme, les premières peurs des Français.
Chômage et terrorisme, les premières peurs des Français.
IRSN

Les peurs des Français évoluent souvent au gré de l’actualité, rappelle le dernier Baromètre de la perception des risques de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Mais la confiance en les autorités et les innovations technologiques continuent de se dégrader

 

Pour la seconde année consécutive, chômage et terrorisme sont au pinacle des principales craintes des Français. Même si ce deuxième thème est en léger recul (40%, contre 45% en 2015), il reste très présent dans l’esprit des personnes sondées: 8 personnes sur 10 considèrent que les risques liés au terrorisme sont élevés. Normal, pour une année (2016) marquée par l’assassinat de deux policiers, le meurtre d’un prêtre dans son église et l’attentat sanglant de Nice.

Le bond de la misère et de l’exclusion

Il sont suivis par la crainte de la misère et de l’exclusion qui, à 28%, fait un bond de 8 points entre 2015 et 2016. Arrivent ensuite les craintes suscitées par les conséquences de la crise financière (stables) qui coiffent sur le poteau les peurs liées à l’environnement.

Dans cette catégorie, le réchauffement climatique et ses effets restent en tête (à 42%), mais d’un cheveu devant la pollution de l’air (41%). En gagnant 12 points en deux ans, cette thématique devient l’un des sujets sociétaux du moment.

Perturbateurs endocriniens

Si l’on s’intéresse à la perception du risque, trois sujets voient leur score bondir: les perturbateurs endocriniens (7 points de plus qu’en 2015 pour les réponses ‘élevé’), les accidents de la route (+6) et les nanoparticules (+6). A contrario, les Français estiment que les risques générés par les installations chimiques diminuent: -4 points.

Les autorités sous le feu

En 2016, les incendies de forêt, la canicule et le sida sont les situations où la majorité des personnes interrogées déclare avoir confiance dans l’action des autorités françaises. «Dans quelques autres domaines, la tendance est incertaine mais la confiance tend à l’emporter: c’est le cas pour les radiographies médicales, les accidents de la route, les accidents domestiques, les accidents de radiothérapie, le transport des matières dangereuses, les lignes à haute tension et les risques médicaux», souligne le rapport.

Pollutions technologiques

Pour le reste, la méfiance l’emporte. La confiance est particulièrement faible (moins de 15%) en ce qui concerne la pollution des sols, le radon dans les habitations, les perturbateurs endocriniens, les pesticides et les nanomatériaux.



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