La hausse des prix du carbone n’est pas pour demain

Le 07 mai 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La chancelière allemande ne bougera pas avant les élections législatives de septembre.
La chancelière allemande ne bougera pas avant les élections législatives de septembre.

Le récent vote du parlement européen sur le gel des allocations de 900 millions de quotas d’émissions de gaz à effet de serre a créé un trouble certain en Europe [JDLE].

Déjà fort bas, le prix du quota s’est effondré un peu plus, tombant sous le niveau des 4 euros. Un prix jugé très insuffisant par les experts et les industriels pour relancer une politique d’investissement «bas carbone». La semaine passée, Gérard Mestrallet a ainsi réclamé une restauration du signal prix du CO2 [JDLE].

Le patron de GDF Suez vient d’être suivi par quelques gouvernements. Dans un communiqué mis en ligne ce matin, 9 ministres européens de l’énergie et de l‘environnement (dont Delphine Batho, l’Allemand Peter Altmaier et le Britannique Edward Davey) appellent les eurodéputés à reconsidérer, avant la fin juillet, leur vote du 16 avril dernier. La Commission de l’environnement du parlement européen pourrait prochainement fixer la date d’un nouveau vote.

Mais cette agitation pourrait rester sans suite. Vendredi 3 mai, la chancelière d’Allemagne a clairement indiqué qu’elle ne bougerait pas tout de suite sur ce dossier. Angela Merkel a rappelé que les membres de son gouvernement de coalition n’étaient pas tous favorables au gel des quotas. En conséquence, Berlin ne se mouillera pas pour sauver le marché européen du carbone avant le mois d’octobre. L’Allemagne renouvelle, en effet, les députés du Bundestag, le 22 septembre prochain.

 



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