La guerre du maquereau prend une nouvelle tournure

Le 17 janvier 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'Islande ne sera pas touchée par la décision de l'Union européenne d'interdire ses ports aux chalutiers islandais pêchant le maquereau en raison d'un conflit sur les quotas, selon Reykjavik. « Ces mesures n'affecteront l'Islande en aucune manière », a déclaré à l' AFP le porte-parole du ministère islandais des pêches, Bjarni Hardarson. « Le maquereau a toujours été débarqué en Islande et il n'a jamais été prévu de le débarquer ailleurs en Europe puisqu'il est travaillé ici », a-t-il expliqué.

La loi islandaise interdit déjà de son côté le débarquement de poissons par les navires étrangers, a-t-il souligné, une règle qui vaut selon lui « dans tous les pays, où l'on débarque le poisson dans leurs propres ports ».

L'Union européenne va mettre en œuvre «  sans délai » des mesures destinées à empêcher les chalutiers islandais pêchant le maquereau de pénétrer dans ses ports en raison de la « guerre du maquereau » qui oppose Bruxelles et Reykjavik depuis des mois, a annoncé vendredi 15 janvier la Commission européenne.

La Norvège, non membre de l'UE, applique déjà depuis juillet 2010 une telle interdiction à l'encontre du maquereau islandais et de celui des îles Féroé, à l'exception de 2.000 tonnes de poissons que les pêcheurs féroïens ont été autorisés à capturer dans la zone économique norvégienne.

L'Islande, qui aspire à rejoindre l'UE, avait décidé unilatéralement d'augmenter son quota de pêche de maquereaux à 130.000 tonnes en 2010, contre 2.000 tonnes jusque-là, suscitant la colère de l'UE qui juge la décision «  inacceptable » [ JDLE].

Plusieurs réunions de concertation ont eu lieu en 2010 en vue de trouver un accord, mais sans succès. Pour la Commission européenne, « l'Islande n'a pas fait preuve de suffisamment d'ouverture et de flexibilité en vue d'un compromis ».

Interrogé par l' AFP, Bjarni Hardarson a fait valoir que l'Islande « voulait évidemment parvenir à un accord et avait toujours été prête à s'asseoir à la table des négociations ».

Le négociateur islandais sur la question, Tomas Heidar, avait rejeté fin octobre une proposition euro-norvégienne d'un quota de 26.000 tonnes de maquereau.

Son pays, ainsi que les îles Féroé qui ont porté, l'an dernier, leur quota à 85.000 tonnes, argue du réchauffement climatique qui aurait conduit les maquereaux à migrer davantage dans leurs zones de pêche exclusives.



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