La Grande barrière de corail se réduit comme une peau de chagrin

Le 02 octobre 2012 par Stéphanie Senet
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Les coraux disparaissent plus vite que prévu
Les coraux disparaissent plus vite que prévu

La plus grande barrière de corail au monde, en Australie, se réduit beaucoup plus vite que prévu, alerte une étude publiée ce 2 octobre dans la revue Proceedings of the National Academy of Science (Pnas).

Son déclin est si rapide qu’elle pourrait être réduite à 5% de sa surface dans les 10 prochaines années, alertent les chercheurs de l’Australian Institute of Marine Science (AIMS) et de l’université de Wollongong (Nouvelles Galles du Sud), qui ont basé leurs travaux sur 2.258 études menées depuis 1985 sur plus de 200 récifs situés au large de l’Etat du Queensland.

Selon eux, la couverture corallienne a chuté de 28% à 13,8% entre 1985 et 2012, sous l’effet cumulé des tempêtes, des étoiles de mer et du réchauffement climatique. Un phénomène particulièrement préoccupant car il implique une perte d’habitat pour des dizaines de milliers d’espèces marines.

Les chercheurs ajoutent que la dégradation de la Grande barrière s’est accélérée depuis 2006. A ce rythme, la couverture pourrait être réduite à 5% ou 10% au cours des 10 prochaines années.

Les cyclones tropicaux de forte densité s’avèrent les plus dévastateurs (on en compte 34 depuis 1985). Ils sont responsables de 48% de la dégradation totale de la Grande barrière de corail.  

Ensuite, l’acanthaster pourpre, une étoile de mer invasive qui dévore les coraux, a provoqué 42% des pertes.

Enfin, deux épisodes de blanchiment liés au réchauffement des océans, en 1998 et en 2002, ont provoqué des dégradations importantes dans les parties centrale et septentrionale du récif.

Hugh Sweatman, co-auteur de l’étude, estime cependant que, si sa reconstitution est possible, elle durerait entre 10 et 20 ans. Or les nuisances actuelles, trop rapides, empêchent une reconstitution complète. L’acidification de l’océan, due à l’absorption croissante de CO2, perturbe en effet la capacité des coraux à fabriquer leurs structures à base de carbonate de calcium.

Plus récemment, Greenpeace a révélé que la hausse du trafic maritime liée à l’expansion de l’industrie du charbon et du gaz représentait une nouvelle menace pour la Grande barrière de corail.

Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, la Grande barrière de corail s’étend sur 345.000 kilomètres carrés le long de la côte orientale de l’Australie. Elle représente le plus vaste système corallien et abrite 400 espèces de coraux, 1.500 espèces de poissons, 4.000 espèces de mollusques et de nombreuses espèces en danger comme la grande tortue verte ou le dugong.

http://www.pnas.org/content/early/2012/09/25/1208909109.abstract?sid=181a85c5-d9f7-426f-9308-6fba08675344

 

 



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