La Grande barrière de corail protégée des déchets

Le 16 novembre 2015 par Stéphanie Senet
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Une interdiction étendue à l'ensemble des récifs coralliens
Une interdiction étendue à l'ensemble des récifs coralliens

Les défenseurs de la Grande barrière de corail viennent de gagner une nouvelle bataille. Le parlement du Queensland a en effet voté, le 12 novembre, l’interdiction de tout déversement de déchet au sein du site classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

 

Cette nouvelle mesure s’inscrit dans le cadre du plan Récif 2050 présenté en mars dernier. Un plan qui interdisait déjà le déversement de déchets mais en limitant son champ d’application au seul parc marin. Les parlementaires viennent d’effectuer une étape supplémentaire en étendant l’interdiction à l’ensemble de la zone inscrite en 1981 au patrimoine mondial de l’Unesco, soit 344.400 kilomètres carrés de récifs coralliens.

La mesure prise le 12 novembre n’est sans doute pas étrangère à la menace d’une inscription sur la liste des sites en péril, écartée une première fois en juin dernier. Car la Grande barrière perd ses coraux: 330 hectares ont disparu entre 2009 et 2013.

«C’est l’une des plus grandes victoires pour la Grande barrière de corail», se sont réjouis de concert le WWF Australie et l’Australian Marine Conservation Society (AMCS) après l’annonce du parlement. Pour contourner l’interdiction de déverser des déchets dans le parc marin, les industriels avaient en effet pris l’habitude d’effectuer 80% de leurs rejets plus près des côtes, selon les associations. Il reste toutefois quelques zones d’ombre, «comme le déversement de déchets de dragage de maintenance dans les marinas, qui représente près d’un million de mètres cubes par an et qui n’est pas couvert par l’interdiction», souligne Imogen Zethoven, directrice de campagne de l’AMCS.

 



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