La Global reporting initiative fait escale à Paris

Le 10 février 2006 par Claire Avignon
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L'initiative internationale, qui cherche à développer la prise en compte des éléments de développement durable dans le monde des affaires, vient de présenter à Paris la troisième édition de ses lignes directrices en matière de reporting.

Créée en 1997 par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), la Global reporting initiative (GRI) est devenue indépendante en 2002. Alors qu'à cette date, moins d'une centaine d'organisations utilisaient les lignes directrices de la GRI en matière de reporting extra-financier, aujourd'hui, le nombre d'organisations a atteint 791. Il s'agit principalement d'entreprises, comme Coca-Cola UK, Aéroports de Paris, ou Sharp corporation (Japon). C'est avec cet important retour d'expérience que la GRI adapte pour la troisième fois ses lignes directrices, dites G3. Elles seront disponibles en version finale en octobre 2006, après avoir fait l'objet de débats jusque fin mars. Hier, une conférence sur le sujet a eu lieu à Paris. Cette manifestation a également été organisée à Amsterdam, Londres, San Francisco, et elle doit bientôt se tenir à Berlin, Cape Town, New York, Sao Paulo, Sydney, etc.

«La GRI s'est demandé comment lever les freins pour faire un reporting fiable et de qualité», explique Philippe Tesler, directeur marketing et développement durable d'Enablon, éditeur de solutions logicielles de reporting. Trois points ont été essentiellement abordés lors de l'élaboration du G3 par les différents acteurs utilisant le reporting GRI (entreprises, marché financier, organisations non gouvernementales, syndicats, etc.). «Un groupe de travail s'est penché sur les indicateurs, afin qu'ils soient plus rigoureux et précis et donc plus faciles à auditer, explique James C. Murphy, directeur associé de la GRI. Un autre a voulu rendre plus accessible le reporting, pour qu'il soit mieux utilisé. Enfin, nous nous sommes demandé comment nous adresser au marché financier, qui parle en chiffres, alors que le développement durable n'est pas toujours quantifiable.»

L'avant-projet présenté par la GRI propose de réduire le nombre d'indicateurs de 95 à 79. Désormais, ceux-ci portent davantage sur les stratégies mises en place. Outre les indicateurs liés à la performance économique (9), au travail (15), aux droits de l'homme (10), aux performances de la société (6), et à la responsabilité liée au produit (9), 30 concernent l'environnement; soit 13 de plus que pour le G2. Le domaine de l'énergie a été particulièrement renforcé. En plus de la consommation directe et indirecte, les entreprises devront fournir le pourcentage d'énergie provenant de sources renouvelables, le pourcentage économisé grâce à sa meilleure maîtrise, les initiatives pour rendre les produits de l'entreprise plus efficaces énergétiquement et celles pour réduire la consommation indirecte d'énergie.

Quant à la biodiversité, la GRI ne demande plus seulement la localisation et la taille des terres possédées et la description de l'impact des activités sur les zones protégées, mais aussi la création de zones d'habitats protégées ou restaurées, les programmes de gestion de la biodiversité mis en place, et le nombre d'oiseaux inscrits sur la liste rouge de l'Union mondiale pour la nature (IUCN en anglais) affectés par les opérations de l'entreprise.

Le domaine de l'eau qui compte pour le moment un seul indicateur (consommation) devrait s'enrichir de 2 indicateurs: les sources d'eau et les habitats affectés par la captation de l'eau, ainsi que le pourcentage d'eau réutilisée ou recyclée.

Les autres thèmes (émissions, effluents et déchets, produits et services, conformité à la réglementation) ont peu été retouchés. En revanche, 2 autres catégories ont été introduites: les impacts du transport et les dépenses environnementales.




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