La géo-ingénierie sur la table de l’ONU Environnement

Le 26 février 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Qui contrôlerait le blanchiment des nuages?
Qui contrôlerait le blanchiment des nuages?
DR

 

Le gouvernement suisse veut que l’ONU évalue les avantages et les inconvénients des techniques visant à refroidir le réchauffement.

 

Rafraîchir le réchauffement. Tel est le but de la géo-ingénierie que soutiennent mains climatologues et quelques entreprises dans le monde. Si ces techniques n’existent, pour l’heure, que sur le papier, elles pourraient jouer un rôle dans la stabilisation (temporaire) des températures si les efforts en matière d’atténuation se révélaient insuffisants.

Problème: comment gérer un dispositif de brumisation de sulfates dans la stratosphère? Quelle économie pour la fertilisation marine? Vers qui se retourner en cas d’inefficience d’un système de gestion du rayonnement solaire ou de blanchiment des nuages?

Quel service après-vente?

Pour le gouvernement suisse, le sujet est suffisamment important pour être abordé dans un cadre onusien. Berne entend faire adopter une résolution lors de la prochaine assemblée générale de l’ONU Environnement. Soutenu par le Burkina-Faso, la Corée du Sud, la Géorgie, le Liechtenstein, le Mexique, la Micronésie, le Niger et le Sénégal, le texte demande à l’ex-Pnue[1] de mener, d’ici août 2020, une évaluation des techniques de géo-ingénierie, et notamment de la gestion du rayonnement solaire et des systèmes de captage de CO2 atmosphérique.

Certaines de ces techniques, comme la fertilisation du plancton marin, sont soumises à un moratoire de la convention sur la diversité biologique de 2010, reconduit en 2016. Dans une décision d’octobre 2013, la convention de Londres sur la pollution des mers interdit explicitement le recours à la fertilisation marine.



[1] Pnue: Programme des Nations unies pour l’environnement

 



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus