La GB doit stopper le chantier de Hinkley Point C, selon l’ONU

Le 21 mars 2017 par Marine Jobert
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Hinkley Point, le projet sans fin.
Hinkley Point, le projet sans fin.
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Proposer de discuter, c’est bien. Suspendre le projet le temps des discussions, c’est mieux. La Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Europe estime que Londres ne peut s’engager plus avant dans le dossier de la centrale nucléaire d’Hinkley Point C sans répondre d’abord aux inquiétudes de ses voisins.

Stoppez tout et parlez vraiment avec vos voisins. C’est la recommandation formulée à la Grande-Bretagne dans le dossier de construction de la centrale nucléaire d’Hinkley Point C, par la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Europe. En jeu: le respect de la convention d'Espoo sur l'évaluation de l'impact sur l'environnement dans les contextes transfrontières. Lors d’une précédente session en mai 2016, les experts onusiens avaient estimé que Londres n’avait pas respecté ses obligations d’ouvrir un dialogue avec ses voisins, inquiets pour certains des conséquences sur leur territoire d’un éventuel incident nucléaire.

Main tendue

Un message entendu par les Britanniques, qui ont contacté leurs homologues le 21 décembre 2016 pour leur demander s’ils considéraient qu’une notification dans le cadre de la convention d’Espoo serait utile à ce stade d’avancement du projet. Emportés par leur enthousiasme –alors que ça ne leur était pas demandé-, ils se sont même engagés à informer, le cas échéant, les parties prenantes de leurs futurs projets de centrales nucléaires.

Tout arrêter le temps de discuter

Sauf qu’en attendant que tout le monde se mette un jour autour de la table, les affaires se poursuivent des 2 côtés de la Manche. Et cela risque de sérieusement influencer les Etats qui voudraient formuler des observations au projet. Cela s’est déjà vu, rappelle la Commission économique et sociale des Nations-Unies pour l’Europe, sans citer d’exemple précis. «Le Comité rappelle que dans une situation précédente où les procédures menées dans le cadre de la Convention n’avaient pas été achevées, il était apparu que le projet, et notamment sa maintenance et son fonctionnement, aurait dû être suspendu.» Son président a donc écrit à la Grande-Bretagne pour la prier de «s’abstenir de poursuivre ses travaux jusqu’à ce qu’il soit établi que la notification est utile.» Dans l’hypothèse où un Etat partie demande à participer au processus de concertation –l’Autriche et l’Allemagne avaient exprimé de fortes inquiétudes-, la Grande-Bretagne devra suspendre purement et simplement les travaux, jusqu’à que la procédure soit finalisée.

 



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