La France, un pays vulnérable aux conséquences du réchauffement

Le 04 décembre 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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De nombreuses régions françaises sont vulnérables aux inondations.
De nombreuses régions françaises sont vulnérables aux inondations.

 

La vulnérabilité aux événements climatiques extrêmes? Une affaire de pays pauvres, pense-t-on habituellement. Erreur, répond Germanwatch, qui place la France en bonne place de sa dernière évaluation mondiale des risques climatiques.

 

Chaque année, l’ONG allemande dresse son indice mondial des risques climatiques (IRC), une évaluation du niveau d’exposition et de vulnérabilité des pays aux phénomènes extrêmes: cyclones, inondations. Pour ce faire, les analystes prennent en compte le nombre de victimes, calculent le ratio de décès imputables à ces phénomènes pour 100.000 habitants, évaluent les pertes économiques occasionnées par chaque catastrophe.

Sans surprise, le bilan 2017 met en exergue les pays ayant subi d’importants cyclones, tels Porto Rico et la Dominique, dévastés par le cyclone Maria, ou le Sri Lanka qui fut ennoyé par d’inhabituelles et dévastatrices pluies de mousson en mai 2017.

La France dans le top 20 mondial

En septembre 2017, le passage de Maria a causé d’immenses dégâts aux deux îles des Caraïbes: plus de 3.000 morts, des dommages estimés à plus de 83 milliards de dollars (73 Md€). Pour la Dominique, c’est deux années de PIB qui sont ainsi parties à la mer, contre 63% du sien pour Porto Rico.

Outre son bilan annuel, Germanwatch livre son classement pour la période 1998-2017. Et là surprise! Si l’on retrouve bien dans ce palmarès des pays les plus menacés des contrées attendues, tels Porto Rico, le Bangladesh, la Birmanie ou le Pakistan, quelle n’est pas la surprise de voir la France pointer au 18e rang mondial, coincée entre Madagascar et le Cambodge?

Vulnérable, notamment, aux orages cévenols, aux inondations et aux cyclones antillais, la France encaisse chaque année pour plus de 2 milliards de dégâts climatiques, en moyenne. Ce qui ampute son PIB de 0,1% tous les ans. Autant qu’un moratoire semestriel sur l’application de la taxe carbone sur les combustibles et carburants fossiles.



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