La France se lance dans la séquestration du carbone

Le 09 mars 2007 par Enerpresse
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Au moment où l'Europe de l'énergie lançait un début de stratégie globale de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre, la France présentait une esquisse de feuille de route sur la capture et la séquestration du carbone (CC&S).

Au cours du colloque sur le «charbon propre» qui se tient au Havre jusqu'à ce vendredi 9 mars, le délégué interministériel au développement durable (DIDD) a présenté une amorce de politique française de CC&S. Christian Brodhag a été très clair: oui, la France croit en l'intérêt de la séquestration de l'industrie du carbone. Et oui, elle imposera cette solution. D'ores et déjà, a-t-il rappelé, la France «a bâti une stratégie cohérente pour développer de nouvelles technologies de l'énergie». Un effort concrétisé par la création des organismes financeurs, telles l'Agence nationale de la recherche ou l'Agence de l'innovation industrielle, mais aussi en restructurant l'Anvar (1) et en développant des pôles de compétence.

Mais «l'offre technologique ne suffira pas, il faut imposer la demande», a prévenu le DIDD. Elaborée lors du Comité interministériel du développement durable du 13 novembre dernier, cette stratégie n'a pas encore totalement vu le jour, faute de temps politique, mais ses fondamentaux existent déjà. Si elle reste encore légère, la taxe sur la consommation de charbon, récemment instaurée, en est le premier élément. Elle sera suivie, très prochainement, d'une circulaire adressée aux préfets, ordonnant aux services déconcentrés de l'Etat d'imposer aux exploitants des futures centrales thermiques (au Havre, par exemple) de prévoir les installations de captage de dioxyde de carbone, qui devront probablement entrer en service à partir de 2012.

Certains, au sein du ministère chargé de l'environnement (Medd) verraient d'ailleurs bien EDF, Poweo et Endesa s'associer pour gérer ensemble leur futur stockage de gaz carbonique havrais. Mais nous n'en sommes pas là. En attendant la dizaine de projets de CC&S proposés par le «Paquet énergie» européen, Paris milite ardemment pour qu'un industriel assure le leadership d'un second pilote de capture et de séquestration, après celui que Total mène à Lacq. Un projet qui pourrait être couplé à une nouvelle centrale thermique, à construire dans le bassin parisien.

(1) ex- Anvar: Agence nationale de valorisation de la recherche, dite Agence française de l'innovation jusqu'en 2004, devenue Oseo innovation






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