La France pourrait connaître des vagues de chaleur invivables

Le 21 juillet 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Douce France.
Douce France.
Environ.Res.Lett.

Si les émissions de GES continuent au rythme actuel, les valeurs estivales extrêmes pourraient bondir de 6 °C 13 °C par rapport à celles que nous connaissons.

Vous avez apprécié la canicule de 2003? Vous adorerez les vagues de chaleur de la fin du siècle. Telle est, en substance, le message délivré par une équipe de climatologues français, dirigée par Margot Bador (université de Nouvelle Galle du Sud, Australie).

Dans leur article, publié par Environmental Research Letters, les chercheurs ont changé d’angle d’attaque. Contrairement aux exercices habituels de prospectives, ils n’ont pas cherché à évaluer l’évolution de la température moyenne au regard d’un scénario d’émission de gaz à effet de serre (GES) donné, mais les températures les plus élevées.

la pire famille de scenarii

Histoire d’enfoncer le clou, les auteurs se sont appuyés sur la pire famille de scenarii du GIEC, les RCP 8,5, lesquels prévoient un quadruplement de la concentration de GES dans l’atmosphère d’ici la fin du siècle. Un scénario extrême, mais pas invraisemblable, surtout si l’on ne ne durcit pas sensiblement les politiques climatiques actuelles. Pour la France, pareille évolution pourrait élever de plus de 4 °C la température moyenne par rapport à l’ère-préindustrielle. Soit environ 3 °C de mieux que le climat actuel.

50 °C voire plus

Mais qu’en est-il des valeurs extrêmes? En faisant tourner les données du RCP 8,5 sur le modèle à haute résolution Aladin (environ 10 fois plus fine que celle habituellement utilisé par les climatologues), les auteurs ont trouvé l’impensable.

Les vagues de chaleur de la fin du siècle pourraient générer des températures de 6 °C à 13 °C plus élevées que nos valeurs estivales maximales actuelles. «Les valeurs maximales pourraient aisément dépasser les 50 °C à la fin du XXIe siècle», écrivent les scientifiques. Les étés somaliens dans l'Hexagone ne sont pas pour demain. Mais ils ne sont plus inimaginables.

 

 



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