La France passera l’hiver électrique

Le 07 novembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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On commence à manquer d'éoliennes.
On commence à manquer d'éoliennes.
Areva

Voilà une bonne nouvelle. La France devrait disposer de suffisamment d’électricité pour satisfaire ses besoins hivernaux. Du moins pour l’hiver 2013-2014. Ce jeudi 7 novembre, RTE a rendu public son scénario le plus probable d’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité pour le prochain quadrimestre. Conclusion: ça passe!

En prenant pour référence l’hiver passé, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité (GRT) estime le productible du parc et la capacité des interconnexions très largement suffisants pour nous assurer un approvisionnement de courant, même en cas de vague de froid.

Cette sérénité s’explique notamment par une meilleure disponibilité des centrales nucléaires (+2.500 mégawatts en un an) et le développement (à petite vitesse, certes) des parcs photovoltaïques (+200 mégawatts crête). En tenant compte du millier de MW thermiques déclassés cette année, et du manque d’eau dans les lacs de retenue des barrages (-600 MW), le productible du parc de production français devrait gagner environ 1.300 MW par rapport à l’hiver précédent.

A moins d’un hiver particulièrement rigoureux, les électriciens tricolores devraient pouvoir exporter entre 5.400 et 12.700 MW, tout en alimentant leurs clients domestiques. Et pour le cas où le général hiver poserait trop longtemps son barda dans l’Hexagone, les lignes à haute tension transfrontalières permettront d’importer suffisamment d’électrons.

 «Avec des températures inférieures de 6 à 8°C aux températures de référence, les niveaux de consommation seraient comparables à ceux réalisés lors du pic historique de février 2012 [102.100 MW le 8 février 2012, ndlr], le niveau d’importation pourrait atteindre près de 3.600 MW.» Bien loin des capacités d’importation du réseau, lesquelles varient entre 7 et 9.000 MW. A noter, toutefois, que la situation bretonne et celle du Sud-est restent fragiles: les deux régions étant très largement tributaires du reste de l’Hexagone pour assurer leur approvisionnement.

A moyen terme, la situation pourrait toutefois se dégrader. La crise économique et les levées de bouclier locales ont fortement réduit le développement de parcs éoliens. Durant le premier semestre, moins de 200 MW éoliens ont été raccordés au réseau, rappelait dans nos colonnes Jean-Louis Bal, président du syndicat des énergies renouvelables. La construction des fermes éoliennes marines (6.000 MW prévus par la programmation pluriannuelle des investissements électriques) ayant pris plusieurs années de retard (les premières seront opérationnelles en 2018), la France pourrait manquer d’électrons dans des périodes critiques de l’année, à partir de 2016. D’où l’importance, estime RTE, d’accroître le maillage du réseau hexagonal à haute tension et les interconnexions avec nos voisins.

La filiale d’EDF prévoit ainsi d’investir 1,5 milliard d’euros par an au cours des 10 prochaines années. A la condition que le financement de RTE, essentiellement assuré par le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe), soit assuré.

 

Un hiver sans gaz?
L'état actuel des stocks de gaz, en France, est insuffisant pour assurer l'approvisionnement du pays en cas de vague de froid exceptionnelle cet hiver, a prévenu jeudi GRTgaz, filiale de GDF Suez qui gère l'essentiel du réseau français de gazoducs.??En l'état, la combinaison des stratégies d'approvisionnement des fournisseurs sur le marché français pour l'hiver conduit à un niveau de remplissage des stockages clairement insuffisant pour être compensé en totalité par les autres points d'entrée en cas de pointe de froid, a souligné le gestionnaire dans un communiqué


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