La France, mauvaise élève de la biodiversité

Le 21 mars 2007 par Bérangère Lepetit
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«Globalement insuffisant»:c'est la façon dont le comité français de l'Union mondiale pour la nature (UICN) a taxé mardi 19 mars le bilan de l'action de la France en matière de biodiversité. Il n'y a eu «aucune avancée» pour intégrer la biodiversité dans la gestion des territoires et «quasiment aucune avancée» pour prendre en compte les enjeux de la biodiversité dans les politiques liées à l'équipement. «Seuls une très forte impulsion politique et des moyens largement accrus nous rapprocheront de l'objectif de stopper l'extinction de la biodiversité d'ici 2010», a indiqué l'UICN dans un communiqué. Depuis novembre 2005, 10 plans d'action ont été adoptés dans le cadre de la stratégie nationale pour la biodiversité mobilisant 5 ministères, mais «peu d'actions ont pu être concrétisées.» L'UICN note «quelques progrès» au niveau des plans agriculture et mer, mais pas d'avancées importantes sur les principaux défis: diminution de la consommation des pesticides, développement de l'agriculture biologique, OGM, gestion durable des pêches. L'UICN pointe enfin l'absence de mise en oeuvre des trois derniers plans d'action («forêts», «recherche» et «Outremer») adoptés en septembre 2006.

Le 20 mars, le ministère chargé de l'environnement a rendu public le rapport d'activité 2006 sur la stratégie nationale pour la biodiversité, qui énumère les priorités pour 2007. Parmi elles, on retrouve par exemple la proposition de deux nouvelles mesures fiscales en faveur des espaces naturels et de la biodiversité, et le lancement d'une réflexion sur l'intégration de la valeur de la biodiversité dans la comptabilité nationale.




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