La France, l'Allemagne et la Suisse testent la qualité de l'air du Rhin

Le 29 décembre 2006 par Bérangère Lepetit
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De septembre 2001 à décembre 2006, un vaste projet transfrontalier a tenté de mesurer la qualité de l'air entre Vosges et Forêt noire, et de faire des projections à long terme.

Atmo-RhenA: c'est le nom du vaste projet franco-germano-suisse lancé en septembre 2001 pour évaluer la qualité de l'air respiré par près de 6 millions de résidents de l'espace du Rhin supérieur, entre Vosges et Forêt noire. Les résultats, présentés le 21 décembre dernier à Strasbourg (Bas-Rhin), font état de 5 années d'études, initiées par un groupe d'experts via un site internet commun d'information en direct à l'aide de cartographies (1), d'un inventaire commun des émissions atmosphériques, et d'une plate-forme de simulation de la qualité de l'air.

Bénéficiant d'un budget de 3 millions d'euros, le projet a été financé par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), le conseil régional d'Alsace, l'Union européenne et les trois organismes de surveillance de la qualité de l'air impliqués (Aspa pour l'Alsace, LUBW pour les pays de Bade et LHA pour les cantons de Bâle) (2).

A la lecture des résultats, les valeurs d'ozone les plus élevées apparaissent en zones rurales sous le vent des grandes agglomérations. Les émissions de l'espace du Rhin supérieur forment une sorte de panaches de plus d'une dizaine de kilomètres de long. Elles sont responsables à hauteur de 30% du pic d'ozone situé  au coeur de ces panaches.

En outre, les mesures de restrictions de circulation prises dans les 12 grandes agglomérations du Rhin supérieur ont un effet non négligeable sur la pollution primaire à l'origine de l'ozone, mais moins d'effet sur l'ozone lui-même et donc sur la qualité de l'air dans les villes. Enfin, les experts concluent qu'à l'horizon 2020, la politique européenne qui met en place des évolutions technologiques importantes devrait permettre de réduire les précurseurs de l'ozone de 40 à 70% sur l'ensemble du continent.

Enseignement majeur de l'étude: bien que traité, le problème sanitaire lié à l'ozone reste à long terme une question de santé publique. Il faut donc associer aux actions basées sur les évolutions technologiques, des actions locales touchant aux déplacements (transport en commun, etc.) et à des pratiques éco-citoyennes (maîtrise des émissions de chauffage par exemple).

Ce projet met enfin en lumière l'utilité de la coopération transfrontalière et des outils utilisés, comme le site internet, susceptible de jouer un rôle important dans la sensibilisation de la population appelée à changer ses comportements.



(1)www.atmo-rhinsuperieur.net

(2) Aspa: Association pour la surveillance et l'étude de la pollution atmosphérique en Alsace, LUBW: Landesanstalt für Umwelt, Messungen und Naturschutz Baden-Württemberg, LHA : Lufthygieneamt beider Basel




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