La France investit dans la pile à combustible

Le 23 mai 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les piles à combustibles peuvent aussi équiper des chalutiers.
Les piles à combustibles peuvent aussi équiper des chalutiers.
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Le groupe nucléaire français Areva a annoncé, ce vendredi 23 mai, la création d'une co-entreprise destinée à devenir un «acteur mondial de référence» dans le domaine de la production d'hydrogène par électrolyse.

Baptisée Areva He-Gen, cette co-entreprise sera détenue à parts égales par Areva, Smart Energies, société française qui investit principalement dans la production d'énergies renouvelables, et l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), selon un communiqué des trois partenaires. La société sera basée en France où elle disposera d'un site dédié d'ingénierie et de production.

Electrolyse par membrane à échange de protons

Elle utilisera la technologie de l’électrolyse par membrane à échange de protons (PEM) permettant la production d'hydrogène à partir d'eau et d'électricité. Cette technologie permettrait de produire d’importants volumes d’hydrogène, sans émettre de gaz à effet de serre. Les voies classiques de production d’hydrogène sont, en effet, énergivores et peuvent parfois nécessiter l’emploi d’hydrocarbures, comme du méthane.

Disposer à loisir de grands volumes d’hydrogène répond à plusieurs objectifs. D’une part, ce gaz peut facilement être conservé. Ce qui pourrait permettre de stocker les excédents d’énergie produits par les parcs éoliens ou les centrales solaires, avant de les distribuer (après conversion de l’hydrogène en électricité) aux heures de forte consommation. L’hydrogène est aussi utilisé par certaines industries, comme les raffineries.

Nombreux usages possibles

L’hydrogène est, en outre, un vecteur énergétique de choix pour les piles à combustible. Quelques constructeurs automobiles tentent depuis de nombreuses années de mettre au point des véhicules (voitures, bus ou camion) électriques à pile à combustible, ce qui leur assurerait une grande autonomie, contrairement aux systèmes utilisant les batteries embarquées. L’hydrogène, enfin, peut être directement injecté dans les réseaux de gaz naturel, jusqu’à une certaine proportion

«Cette opération permet d'accélérer l'émergence de l'hydrogène comme solution de stockage. Cette solution permet notamment de mieux valoriser la production des énergies renouvelables et donc de favoriser leur développement, en France et dans le monde», a commenté de son côté Bruno Lechevin, président de l'Ademe.

Certains scénarios font état, pour 2050, de la production fatale  de 75 térawattheures par an d’électricité par les énergies renouvelables intermittentes. Cette électricité pourrait servir à produire une vingtaine de TWh/an d’hydrogène. De quoi réduire d’environ 10% les importations de gaz naturel, à cette échéance.

La contribution de l'Ademe, qui intervient pour le compte de l'Etat dans le cadre du programme des investissements d'avenir, servira à financer le développement et la commercialisation d'électrolyseurs de forte puissance.

Leader mondial du nucléaire, le groupe public Areva développe également



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