La France des renouvelables reste attractive

Le 10 mai 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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EDF EN s'allie à un nouveau partenaire pour développer ses parcs éoliens marins.
EDF EN s'allie à un nouveau partenaire pour développer ses parcs éoliens marins.

Malgré une concurrence internationale de plus en plus vive, l’Hexagone est toujours l’un des 10 pays où l’on peut investir sereinement dans les énergies vertes.

C’est le genre de classement dont sont friands les consultants et les entreprises. Comme chaque année, Ernst & Young (E&Y) publie son indice de l’attractivité des investissements en matière d’énergies renouvelables (Recai 2016).

Pour classer les 40 pays où il fait bon investir dans l’éolien ou le solaire, les analystes d’E&Y ont comparé les politiques nationales à long terme, le contexte économique et administratif, l’accès aux matières premières, etc. Résultat 2016: les Etats-Unis, la Chine et l’Inde continuent de constituer le trio de tête des pays où l’on peut investir rentablement dans les ‘énergies vertes’. A lui seul, l’Oncle Sam devrait mettre en service 41 gigawatts éoliens et 56 gigawatts crête de solaire d’ici 2021.

A suivre: Chili, Mexique et Brésil

Première surprise, c’est le Chili qui vient en 4e position. Petit marché en valeur absolue, le pays le moins corrompu d’Amérique du Sud prévoit de produire 45% de son électricité à partir de solaire et d’éolien aux alentours de 2025. Ces énergies ne sont pas subventionnées. Mais les centrales à charbon devront payer une taxe carbone dès 2018.

Dong ne possédera pas l’un des trois parcs éoliens marins qu’il devait construire avec EDF EN et Alstom. Pour cette raison, l’énergéticien danois renonce à rester au capital d’Eolien Maritime France (EMF), société qui contrôle les trois futurs parcs de Fécamp, Courseulles-sur-Mer et Saint-Nazaire, pour une puissance totale évaluée à 1.400 MWe. Dans un communiqué publié ce mardi, EDF annonce lui avoir trouvé un remplaçant: Enbridge. Le groupe canadien aurait déboursé 282 M$ (191 M€) pour prendre la moitié du capital d’EMF.

N’ayant pas achevé la planification de son Energiewende, l’Allemagne déçoit E&Y, qui la rétrograde au 5e rang. Juste devant le Brésil et le Mexique. Dans son INDC, Brasilia vise les 43% d’énergies primaires issues des renouvelables vers 2023. Régulièrement, le pays lance des appels d’offres éolien et solaire et a dispensé de taxes les importations de matériels servant à la construction des centrales. L’électricien mexicain, qui doit fournir au moins 5% d’électricité renouvelable dès 2018, pourrait mettre en batterie une capacité installée de 2 GWe en éolien et en photovoltaïque dans les prochaines années.

La France perd une place

Les lenteurs administratives et les tracasseries judiciaires rebutent un peu les investisseurs qui souhaiteraient développer des projets dans l’Hexagone. Classée en 8e position, la France perd ainsi une place en un an, malgré la récente publication de la partie Renouvelables’ de la programmation pluriannuelle des investissements.

A surveiller de près: l’Australie (où le gouvernement et les entreprises relancent des appels d’offres), le Maroc et son gros programme solaire (thermodynamique, notamment). Sans oublier l’Argentine qui doit produire 20% de son électricité à partir d’ENR dès 2020. Il faudra faire vite: éoliennes et panneaux photovoltaïques fournissent pour le moment moins de 2% du courant consommé par les gauchos.



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