La France connaît un essor des projets d’extension de décharges

Le 14 mars 2018 par Stéphanie Senet
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Des entreprises veulent conclure les marchés avant l'adoption des nouveaux plans de prévention, susceptibles de limiter les capacités des installations
Des entreprises veulent conclure les marchés avant l'adoption des nouveaux plans de prévention, susceptibles de limiter les capacités des installations

Contraires à l’économie circulaire, 21 projets de création et d’extension de décharges et d’incinérateurs sont en cours dans l’Hexagone avant l’adoption des nouveaux plans régionaux de prévention et de gestion des déchets (PRPGD). France Nature Environnement (FNE) demande au ministre de la transition écologique de les geler immédiatement.

Dans sa lettre ouverte à Nicolas Hulot, FNE rappelle que la plupart des nouveaux plans de prévention doivent être finalisés d’ici fin 2018 et début 2019. «C’est une réelle opportunité pour mobiliser l’ensemble des acteurs territoriaux dans la transition vers une économie circulaire, en favorisant des modèles plus sobres en ressources et moins générateurs de déchets. C’est aussi le principal outil pour mettre en œuvre les objectifs de la loi sur la transition énergétique et de la feuille de route sur l’économie circulaire [qui doit être publiée d’ici la fin du mois, ndlr]», écrit la fédération. Parmi ces objectifs: une réduction des déchets ménagers et assimilés de 10% entre 2010 et 2020, 65% de recyclage des déchets inertes non dangereux en 2025, réduction de moitié des tonnages mis en décharge en 2025.

 

21 projets sur le territoire

Grâce à son réseau d’associations locales, FNE a listé les projets allant à l’encontre de ces bonnes résolutions, la plupart visant des extensions d’installations de stockage de déchets non dangereux: trois projets en Auvergne-Rhône-Alpes, deux en Bourgogne-Franche-Comté, un en Corse, deux dans le Grand Est, deux dans les Hauts-de-France, cinq en Ile-de-France, un en Normandie, deux en Nouvelle-Aquitaine, deux en Occitanie, et un en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans quatre régions (Ile-de-France, Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie), les capacités de traitement s’avèrent pourtant excédentaires.



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