La France boucle son bilan énergétique 2006

Le 16 avril 2007 par Enerpresse
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Devoir de réserve oblige de la part du gouvernement en cette période pré-électorale, c’est uniquement sur le site internet du ministère de l’économie, des finances et de l’industrie que viennent d’être publiés le bilan et la facture énergétique de la France, sans conférence ni communiqué de presse.

Toutefois, des données provisoires avaient été présentées début janvier par François Loos, le ministre délégué à l'industrie. Les chiffres définitifs pour l'année écoulée indiquent donc que la facture énergétique de 2006 a progressé de 18,5% pour atteindre 46,2 milliards d'euros (G€), notamment du fait du niveau élevé des prix de l'énergie. Ces 18,5% de hausse, s'ils marquent une moindre progression (+ 37,3% en 2005 et + 24,3% en 2004, en euros courants), n'entraînent pas moins un surcoût considérable: + 7,2 G€ en 2006, après + 10,6 G€ en 2005 (+ 5,6 G€ en 2004). La facture payée en 2006 pour un approvisionnement énergétique d'origine étrangère est le double de celle de 2003. «Sans elle, le commerce extérieur de la France aurait été excédentaire de 15 milliards d'euros. Avec elle, il est déficitaire de 30 [milliards]», selon le document ministériel.

Côté bilan, corrigée du climat, la consommation totale d'énergie primaire s'élève à 275,3 mégatonnes équivalent pétrole (Mtep), soit - 0,3% (après + 0,2%, en 2005), donc en net retrait par rapport au PIB. En données réelles, elle baisse de 1,0%, à 273,2 Mtep. La consommation d'énergie finale croît légèrement dans son ensemble (+ 0,6%). La consommation finale énergétique évolue de façon contrastée par énergie: quasi-stabilité à la fois pour le pétrole (- 0,1%) et le gaz (- 0,3%) mais + 4,1% pour le charbon (grâce à la bonne tenue de la sidérurgie), + 3,6% pour les énergies renouvelables thermiques et + 1,5% pour l'électricité.

Enfin, la consommation primaire totale d'énergies renouvelables est celle qui croît le plus rapidement: + 5%, à 17,2 Mtep. En particulier, les biocarburants ont crû de 63%, après +15% en 2005. Le regain de l'hydraulique (+ 8%) grâce à une meilleure pluviosité qu'en 2005, allié à un fort développement de l'éolien, a permis une nette diminution de l'appel aux centrales thermiques classiques (- 9,3%). En conséquence des évolutions ainsi décrites, les émissions de CO2 dues à l'énergie ont baissé sensiblement, de 1,4%.






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