La France à la traîne contre les nuisances lumineuses

Le 24 août 2015 par Stéphanie Senet
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Etat du ciel et de l'environnement nocturnes en 2015 (blanc: très mauvais, rouge: mauvais, orange: faible, jaune: médiocre, vert: moyen, bleu ciel: important, bleu moyen: très important, bleu nuit: maximal)
Etat du ciel et de l'environnement nocturnes en 2015 (blanc: très mauvais, rouge: mauvais, orange: faible, jaune: médiocre, vert: moyen, bleu ciel: important, bleu moyen: très important, bleu nuit: maximal)
ANPCEN

A l’occasion de la publication d’une cartographie de la pollution lumineuse en France, l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN) appelle le gouvernement à limiter de façon réglementaire l’essor des points lumineux et à bâtir une véritable politique nationale sur le territoire.

 

L’extinction des feux imaginée par le Grenelle de l’environnement n’est toujours pas au rendez-vous dans l’Hexagone.  Si les façades, bureaux et commerces doivent être éteints pendant la nuit depuis le 1er juillet 2013, la réglementation n’est guère appliquée sur le territoire. La quantité de lumière artificielle émise la nuit a par ailleurs augmenté de 94% entre 1990 et 2012.

 

«Malgré de premières avancées louables en France, il n’existe pas d’objectif national chiffré de progrès, pas de plan d’actions organisé, aucun outil public de mesure et aucun indicateur», regrette l’ANPCEN.

 

Avec des impacts nocifs sur la biodiversité, le sommeil, la santé, la consommation d’énergie et les dépenses publiques, la pollution lumineuse représente environ 11 millions de points lumineux publics dans les communes françaises, selon l’ANCPCEN. La progression enregistrée entre 1992 et 2012 (+89%) est deux fois supérieure à celle de l’artificialisation des sols.

 

Un Facteur 4 pour l’éclairage public

 

Pour enrayer cet essor, l’association propose de diviser par 2 la consommation d’énergie dédiée à l’éclairage public en 2025 et par 4 en 2050 par rapport au niveau de 1992. Cela représenterait 23% de points lumineux en moins dans 10 ans et 63% en moins dans 35 ans. Avec un impact bénéfique: la réduction d’un tiers de la pollution artificielle nocturne en 2025 et de deux tiers en 2050.

 

La nouvelle cartographie de la pollution lumineuse française en 2015[1] diffusée par l’ANPCEN (cf photo) montre qu’aujourd’hui, la majeure partie du ciel est de qualité médiocre (jaune) sur le territoire hormis dans de rares zones de montagne. Un mouvement de réduction de l’éclaire public a toutefois été enclenché par des collectivités françaises. Selon l’association, 12.000 communes éteignent partiellement ou totalement leur éclairage public au cours de la nuit.

 

 



[1] Il s’agit de la pollution lumineuse vue du sol terrestre

 



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