La France a amélioré son efficacité énergétique

Le 22 août 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le secteur agricole est le seul secteur dont la consommation énergétique progresse depuis 2000.
Le secteur agricole est le seul secteur dont la consommation énergétique progresse depuis 2000.
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Depuis le début du siècle, nous ne cessons de mieux consommer l’énergie. Parfois à l’insu de notre plein gré.

Ne boudons pas notre plaisir: les bonnes nouvelles énergétiques sont rares. Dans une note mise en ligne dans les derniers jours de juillet, le Commissariat général au développement durable (CGDD) évalue la performance énergétique de l’Hexagone. Et les résultats sont plutôt bons.

«Corrigée des variations climatiques, la consommation énergétique finale a diminué de 0,3% par an en moyenne, entre 2000 et 2016, tandis que le PIB a crû de 1,1% à prix constant. L’intensité énergétique a donc décru de 1,4% en moyenne annuelle.»

Les Britanniques font mieux

Ce n’est pas négligeable! En 2000, il fallait consommer près de 80 tonnes équivalent pétrole (Tep) pour générer un million de dollars de produit intérieur brut. Seize ans plus tard, une soixantaine de Tep seulement sont nécessaires pour créer un volume équivalent de richesse. Par comparaison, les Américains ont besoin de 90 Tep/M$, contre 50 pour les Britanniques.

Comment expliquer la bonne performance énergétique française? D’abord, par la baisse de consommation de l’industrie (19% de la demande d’énergie tricolore). Deux raisons à cela: la désindustrialisation de l’Hexagone et l’amélioration des procédés de fabrication.

Les routiers sont sympas

Du fait de l’accroissement démographique, de l’augmentation du nombre de logements par habitant et de la hausse de la surface de chaque logement, le secteur résidentiel (30% de la demande totale) n’a vu décroître ses consommations d’énergie que de 0,1% par an sur la période. Modeste et comparable au secteur tertiaire (14% de l’énergie consommée).

L’automobile fait mieux: -0,2% par an. Ce n’est pas énorme. Mais les gains obtenus par les moteurs plus sobres et la diésélisation du parc ont été en grande partie compensés par la baisse du taux d’occupation des voitures et la hausse du nombre de ‘voyageurs-kilomètres’. Les routiers font beaucoup mieux. En améliorant le taux de remplissage de leurs camions, dont les moteurs sont de plus en plus économes, ils ont baissé de 1,2% leur consommation de carburant chaque année.

Côté agricole (3% de la consommation d'énergie finale tricolore), la moisson n'est pas fameuse. Du fait de la hausse globale de son activité, sa demande en carburants et combustibles a progressé de 0,2% par an, en moyenne.

Si l’on peut se rejouir du résultat global mis en exergue par le CGDD, on peine pourtant à le lier à une quelconque politique énergétique publique. Ce qui est, peut-être, le plus inquiétant.



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