La fracturation hydraulique peut contaminer les nappes phréatiques

Le 10 juillet 2012 par Geneviève De Lacour
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Un puits de gaz de schiste aux Etats-Unis
Un puits de gaz de schiste aux Etats-Unis

Le débat sur les gaz de schiste fait rage aux Etats-Unis et notamment en Pennsylvanie où le gisement des schistes de Marcellus est intensément exploité sur de vastes zones. Les riverains des puits d’exploitation et les défenseurs de l’environnement accusent la fracturation hydraulique de contaminer les ressources en eau potable.

Quant aux défenseurs de la fracturation hydraulique, ils affirment qu'elle est sans danger pour les eaux souterraines car les gisements gaziers se situent à des strates plus profondes que celles des réserves en eau.

En fait, cette technique, la seule permettant d’exploiter les gaz de schiste, permettrait effectivement la migration des liquides de fracturation vers les nappes aquifères. Ce sont les conclusions d’une étude menée par les chercheurs de l’université de Duke et l’Institut polytechnique de Californie à Pomona, et publiée le 9 juillet dans les annales de l’Académie des sciences des Etats-Unis (Pnas).

Les scientifiques de l’université de Duke, Caroline du nord, ont réussi à montrer, grâce à une étude de salinité, qu'il existe bien une connexion entre les nappes phréatiques et les dépôts de gaz de schiste, situés à 1.600 mètres de profondeur dans cette région de l’est des Etats-Unis.

L'étude a été réalisée sur la base de 426 prélèvements d'eau effectués dans le nord-est de la Pennsylvanie, à proximité du gisement des schistes de Marcellus. Les chercheurs n'ont constaté aucune contamination provenant directement des activités de fracturation. Mais la présence de niveau élevé de salinité dans un échantillon sur six testés, permet de conclure à l'existence de passages naturels potentiellement dangereux, selon les chercheurs. «Des conduits naturels permettent au gaz et à la saumure de migrer en direction d'aquifères peu profonds», indique l'université dans un communiqué.

«Cela pourrait signifier que des réserves d'eau potable du nord-est de la Pennsylvanie risquent d'être contaminées par des gaz s'échappant des puits d'exploitation des gaz de schiste», déclare le géochimiste Avner Vengosh, un des auteurs de l'étude.

Les scientifiques vont maintenant s’attacher à comprendre comment la saumure migre vers la surface et surtout en combien de temps cette migration se fait.

 

 



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