La fracturation hydraulique inquiète les médecins américains

Le 25 avril 2012 par Geneviève De Lacour
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Selon les riverains, les puits de fracking contaminent leurs sources d'eau
Selon les riverains, les puits de fracking contaminent leurs sources d'eau

Alors qu’une coalition de 40 ONG et associations européennes interpelle aujourd'hui 25 avril le Parlement européen à propos du développement des gaz et huiles de schiste et de l’emploi de la fracturation hydraulique en Europe, certains médecins américains s’inquiètent de l’impact sanitaire de cette  technique qui utilise un cocktail de produits chimiques.

Les ONG européennes clament leur «opposition totale à l'ensemble de ces projets aux conséquences environnementales et sanitaires considérables», aussi bien sur le territoire européen qu'ailleurs dans le monde.

Côté américain, l’exploitation des réserves de gaz de schiste du pays vont  bon train. En Pennsylvanie, un Etat où les forages se multiplient, les riverains des puits d’extraction se plaignent de maux inconnus. Selon le journal Los Angeles Times, un médecin a pris l’initiative de collecter l’urine d’une douzaine de personnes vivant à proximité de puits de gaz de schiste et y a détecté la présence de substances qui n’ont rien à faire dans un corps humain: de l’acide hippurique, un acide produit après inhalation de toluène; du phénol, un produit fortement corrosif et de l’acide mandélique, qui provient de la dégradation du styrène, un solvant.

Dans cet Etat de l’est des Etats-Unis, une nouvelle loi oblige les compagnies pétrolières à divulguer aux professionnels de santé toute information relative aux produits chimiques injectés lors des opérations de fracturation hydraulique. Mais en contrepartie, ces industriels exigent des médecins qu’ils signent une clause de confidentialité.

Résultat, les praticiens s’inquiètent de ne pouvoir renseigner leurs patients, leurs collègues et les représentants des autorités sanitaires sur les causes des troubles observés. Un dilemme pour eux,   puisque refuser de signer cette clause de confidentialité signifie ne pas pouvoir accéder aux informations qui pourraient aider leurs patients.

De son côté, l’industrie pétrolière se veut rassurante. Elle explique aux riverains se plaignant de la contamination de leurs puits que la fracturation hydraulique n’utilise que de très faibles quantités de produits chimiques.

Mais, jusqu’à présent, aucune étude scientifique indépendante sur l’impact de cette technique sur la santé humaine n’a été menée aux Etats-Unis.

En Pennsylvanie, cette nouvelle loi est perçue comme un précédent par les professionnels de la santé. Elle pourrait bien les empêcher de «pratiquer la médecine correctement», selon eux.

 

 



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