La forêt amazonienne en partie concédée au privé

Le 12 octobre 2010 par Sabine Casalonga
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Des millions d’hectares de forêt amazonienne vont être mis aux enchères et leur gestion confiée au secteur privé dans le but de prévenir l’exploitation illégale du bois, a annoncé lundi 11 octobre un officiel brésilien, selon Reuters.

Après des années de batailles juridiques et d’opposition politique, le gouvernement brésilien a décidé de réintroduire des concessions de gestion forestière pour les entreprises privées. Environ 1 million ha de forêts devraient ainsi passer entre les mains du secteur privé d’ici la fin de l’année et environ 11 millions d’ici 4 à 5 ans. A ce jour, les concessions représentent seulement 150.000 ha au Brésil.


«  L’avenir de l’Amazonie, qui passe par la lutte contre la déforestation et le changement climatique, renforce le rôle de la gestion des forêts. Je ne vois pas d’autre solution », a déclaré Carlos Hummel, directeur du service national des forêts, cité par Reuters.


Contrairement aux coupes illégales et aux pratiques de brûlis des terres, responsables de la destruction de près de 20 % de la plus grande forêt tropicale au monde, une exploitation gérée n’abat, en théorie, que la quantité d’arbres que la forêt peut naturellement régénérer. Les communautés locales et les ONG seraient autorisées à participer aux audits publics des concessions.


Le maintien d’un contrôle par l’Etat et d’un système de sanctions renforcé, qui ont permis de réduire significativement le taux de déforestation depuis 20 ans au Brésil, demeure essentiel, sous peine de voir la production de bois illégal concurrencer celle issue de la gestion extensive des forêts.


Parallèlement, un projet-pilote de traçabilité du bois, basé sur l’implantation de micropuces dans les arbres, a été lancé par l’association Acao Verde, sur 100 ha de forêt dans le Mato Grosso, une région au taux de déforestation record.


Les données contenues sur la puce électronique (localisation et hauteur de l’arbre, nom du responsable de l’abattage) permettent de suivre le bois tout au long de la chaîne de production, de la forêt au client final, en passant par l’usine de transformation.


L’usage généralisé de ces puces permettrait de lutter contre la corruption qui permet à du bois illégalement exploité d’être « lavé » grâce à de faux documents de certification, estiment les instigateurs du projet - lequel s’inscrit dans la tendance actuelle de certification du bois. Le coût élevé de cette technologie pourrait d’ailleurs être compensé par une hausse des prix du bois labellisé sur certains marchés.



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