La fin de la surpêche en Europe n’aura pas lieu en 2020

Le 25 octobre 2019 par Stéphanie Senet
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Prises en baisse pour le cabillaud
Prises en baisse pour le cabillaud

Parmi les totaux admissibles de capture (TAC) dans l’Atlantique du Nord-est et la mer du Nord présentés le 24 octobre, la Commission européenne propose de réduire fortement les prises de cabillaud en 2020. Sans respecter pour autant respecter la fin de la surpêche, prévue par la PCP en 2020.

Parmi les 72 stocks gérés par l’UE dans l’Atlantique et la mer du Nord, 32 sont similaires ou en hausse par rapport à l’an dernier. Tandis que les 40 autres voient leurs quotas réduits. C’est le cas du fragile cabillaud, dont le TAC baisse de 88% par rapport à 2019 dans l’Ouest de l’Irlande, en Manche Est et mer Celtique (189 tonnes) et de 68% en mer d’Irlande (257 t) selon les propositions de Bruxelles. L’exécutif propose aussi de mettre en place des mesures de sauvegarde du cabillaud et du merlan en mer Celtique comme des fermetures ponctuelles de pêcheries et des contrôles pour éviter les rejets illégaux en mer.

SI l’églefin se porte bien, Bruxelles suggère de limiter la hausse du TAC à 30% en mer Celtique (10.859 t) pour réduire les prises accessoires de cabillaud. En mer d’Irlande, son TAC baisse en revanche de 16% (3.156 t).

 

59 stocks au RMD

Concrètement, seuls 59 stocks d’entre eux verront le rendement maximum durable (RMD) respecté l’an prochain. Soit 6 de plus seulement qu’en 2019 alors que la réforme de la politique commune de la pêche visait, dès 2013, 100% de stocks au RMD en 2020. Ce qui a fait réagir les associations de protection de l’environnement, dont ClientEarth. «Dans le passé, les ministres de la pêche n’ont pas réussi à mettre fin à la surexploitation des océans et à rétablir les stocks de poissons à des niveaux sains et durables. La France, l’Espagne et l’Irlande ont même réclamé chaque année des quotas toujours plus élevés. Le moment est venu qu’ils tiennent leurs engagements», écrit l’ONG dans un communiqué.

La balle passe en effet aux Etats membres, le Conseil européen devant fixer sa position les 16 et 17 décembre prochains.



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