La filière verre s’engage à 100% de collecte pour recyclage en 2029

Le 28 octobre 2019 par Stéphanie Senet
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Objectif : de nouveaux points de collecte
Objectif : de nouveaux points de collecte

Les industriels de la filière boisson se sont engagés, le 25 octobre, à collecter 100% du verre pour recyclage en 2029. En s’appuyant sur de nouveaux points d’apport volontaire.

Alors que les emballages en verre sont aujourd’hui collectés à hauteur de 78% en France, le secteur de la boisson s’engage à faire progresser ce taux à 90% en 2025 et à 100% en 2029. Sans doute les professionnels comptent-ils aussi profiter du vent de colère actuel contre le plastique à usage unique pour développer leur matériau préféré.

Comment atteindre l’objectif? Le plan préparé par Brasseurs de France prévoit de densifier les points d’apport volontaire dans les centres urbains, de les développer dans la consommation hors foyer (restaurants, bars), d’améliorer l’éco-conception et d’alléger le poids des bouteilles.

Incorporation de matière recyclée

Si la secrétaire d’Etat Brune Poirson a salué ces engagements, elle a insisté sur la nécessité d’accroître aussi le taux d’incorporation de matière recyclée, qui s’élève à 61% aujourd’hui selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

La consigne encore et encore

Selon une habitude désormais bien établie, elle en a aussi profité pour rappeler la nécessité de passer à une consigne sur les emballages. Ce sujet n’en finit pas de semer la discorde,  au sein des collectivités comme des professionnels du recyclage. «Près de 7 milliards de bouteilles et de canettes, sur les 16,6 Md que nous consommons, ne sont pas recyclées», a-t-elle affirmé, en parlant soudain des emballages en plastique.

Selon elle, le dispositif de consigne pour recyclage devra financer le dispositif de consigne pour réemploi. Un vœu qui ne se réalisera qu’avec l’accord des parlementaires. Et le 26 septembre, les sénateurs ont purement et simplement rejeté ce dispositif «mixte» de consigne. De leur côté, les associations (dont WWF, France Nature Environnement et Zero Waste France) estiment que la loi ne sera efficace qu’en fixant des objectifs précis par secteur et par grande entreprise productrice de boisson. Le texte devra aussi prévoir des sanctions efficaces.