La filière Eau a signé son contrat stratégique

Le 31 janvier 2019 par Stéphanie Senet
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Un contrat signé par la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher et Antoine Frérot
Un contrat signé par la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher et Antoine Frérot

Le contrat stratégique de la filière Eau a été signé, ce 31 janvier à Rennes, à l’occasion du 20e carrefour des gestions locales de l’eau. Au programme: essor du numérique, R&D sur les nouveaux polluants, coup d’accélérateur sur la formation, l’alternance et les TPE.

«Au niveau global, les défis sont nombreux, dont le réchauffement climatique, l’extension du stress hydrique dans le monde et l’apparition de nouveaux micropolluants», a affirmé Antoine Frérot, PDG de Veolia et président du comité stratégique de filière. Avec ce nouveau contrat, les partenaires s'engagent à lancer une plateforme numérique présentant les activités du secteur en France et à l’international, créer une base de données (big-data) sur les défaillances des infrastructures, développer la R&D dédiée à la détection et au traitement des nouveaux polluants, renforcer la formation, et participer à l’accélérateur des PME piloté par Bpifrance.

 

Numérique et R&D

 

Le projet lié aux big-data donnera naissance à trois appels à projets soutenus par les fonds du Plan d’investissement d’avenir. L’innovation des technologies s’intéressant aux nouveaux polluants s’appuiera de son côté sur un cluster national de la bio-analyse de l’eau rattaché au Pôle national de compétitivité[1] (pour les start-up et les TPE[2]).

 

Formation et accélération

 

Côté formation, ce contrat va permettre le lancement d’une étude sur les compétences, financée à hauteur de 80.000 euros par la Direction générale du travail, ainsi que d’un plan de formation par l’alternance sur les métiers en tension dont ceux de l’ingénierie de l’eau. «La convention financière sur l’emploi et les formations va être signée dans les semaines à venir», précise David Colon, ancien président de la Filière française de l’eau (FFE), qui a piloté les travaux du contrat stratégique de filière. 

 

Côté économique, l’objectif est de «faire grandir les petites entreprises pour accroître le nombre d’entreprises intermédiaires dans le secteur», selon Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances.

 

Précisions au printemps

 

Toutes ces missions seront toutefois précisées au printemps, avec la publication de l’étude Pipam, dont la mission est de cibler les priorités d’action de toutes les parties prenantes.

 

Assises de l’eau, acte II

 

La signature de ce contrat stratégique coïncide avec le lancement de la deuxième phase des Assises de l’eau, qui sera consacrée au grand cycle de l’eau. «Protéger, économiser et partager la ressource seront les trois objectifs des groupes de travail», selon la secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique Emmanuelle Wargon. Une deuxième phase très attendue des acteurs, qui débute officiellement le 12 février avec la réunion du premier comitéde pilotage, 6mois après la clôture du premier chapitre consacré au petit cycle de l’eau.

 



[1]Ce pôle regroupe les trois pôles de compétitivité existants.

[2]Très petites entreprises

 



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