La FFP dresse son bilan de 5 ans de recherche sur les pêcheries

Le 14 novembre 2017 par Stéphanie Senet
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La connaissance des pêcheries avance doucement
La connaissance des pêcheries avance doucement

France Filière Pêche (FFP) a signé, le 9 novembre, le renouvellement de son partenariat avec l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). L’occasion de dresser, avec le responsable de la filière Pêche à la FFP Pierre Leenhardt, un bilan de 5 ans de programmes de recherche.

 

Pourquoi avoir lancé un premier programme de recherche en 2012?

A l’époque, on se trouve dans un vide financier de soutien à la recherche. Le Fonds Pêche européen s’est arrêté et le nouveau Feamp[1] ne sera opérationnel qu’en 2016. On a donc travaillé avec plusieurs institutions publiques pour compenser ce vide. Au total, 80 projets ont pu être financés entre 2012 et 2016, pour un montant total de 24 millions d’euros, dont 13 M€ ont été pris en charge par la FFP. Depuis 2016, le démarrage du Feamp a réduit notre taux de participation des programmes de 55% à 20% en moyenne. Mais nous continuons de lancer chaque année des appels à projets.

 

Quels sont les thèmes d’étude les plus importants?

Nous travaillons autour de 4 problématiques principales: la connaissance écosystémique des pêcheries, l’acquisition de connaissances générales sur les espèces, la sélectivité des techniques de pêche, mais aussi la réduction de la consommation d’énergie. Il faut être honnête. Les 80 projets n’ont pas tous abouti. Mais nous avons quand même obtenu des résultats très intéressants pour faire évoluer les techniques de pêche et les connaissances des pêcheries.

 

Pouvez-vous citer les résultats les plus significatifs?

Un programme mené avec l’Ifremer nous a permis de comprendre pourquoi les sardines étaient de plus en plus petites en Méditerranée. Leur mode alimentaire a en effet changé à cause d’une évolution du plancton. On lance désormais un nouveau projet pour préciser les raisons. Le plancton régresse-t-il ou est-il moins nutritif? Nous avons aussi démontré l’efficacité de nouvelles mailles de filet pour réduire de 90% les prises accessoires de poisson-sanglier dans les pêcheries de cabillaud et d’églefin de la mer Baltique.

 

Quels sont les projets à venir?

Nous maintenons nos appels à projets annuels destinés à la communauté scientifique, avec un budget de 10 à 12 M€ pour la période 2017-2020. L’objectif ne change pas. Le besoin de connaissances reste entier, compte tenu du grand nombre d’incertitudes sur les pêcheries et leurs impacts sur l’environnement. Aujourd’hui, beaucoup plus de stocks nous sont étrangers que de stocks que l’on connaît.

 



[1] Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche

 



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