La feuille de route de Manuel Valls pour la transition énergétique

Le 08 avril 2014 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Une déclaration de politique générale sous haute tension
Une déclaration de politique générale sous haute tension

Parmi les priorités gouvernementales, seule la transition énergétique a survécu au récent remaniement ministériel, selon la déclaration de politique générale prononcée ce 8 avril par le nouveau Premier ministre.

Dans son discours de 45 minutes devant les députés, Manuel Valls ne s’est pas étendu sur les problématiques écologiques. S’il a affirmé «vouloir travailler avec les écologistes», n’ayant pas «d’adversaires à gauche», il a passé moins de 5 minutes à affirmer que la transition énergétique serait l’une des priorités du nouveau gouvernement.

 

«Elle réduit notre déficit commercial, accroît notre souveraineté, est porteuse de création d’emplois, en particulier dans la rénovation des bâtiments, et se justifie pour des raisons écologiques», a-t-il déclaré à la tribune de l’Assemblée.

 

Côté calendrier, le Premier ministre a affirmé que le projet de loi sur la transition énergétique serait présenté avant l’été et que la promesse de réduire le nucléaire à 50% de la production d’électricité en 2025 serait tenue.

 

Comme Paris accueillera la conférence de Nations unies sur le climat en 2015, et qu’il s’agit d’un «problème planétaire majeur», Manuel Valls a ajouté qu’une stratégie bas carbone serait présentée au Parlement pour réduire de 30% notre consommation d’énergies fossiles d’ici 2030 et de 40% nos émissions de gaz à effet de serre. Soit les engagements de François Hollande annoncés lors de la première Conférence environnementale.

 

Son prédécesseur Jean-Marc Ayrault avait, il y a 21 mois, profité de l’occasion pour évoquer une petite dizaine de sujets, dont le nucléaire, la refonte du Code minier, la tarification progressive de l’eau, du gaz et de l’électricité, la maîtrise de la consommation des ressources naturelles, les normes environnementales, la rénovation des logements et la croissance verte.

 

Sans surprise, les députés de l’UMP et de l’UDI n’ont pas voté la confiance. Après une longue hésitation, le groupe écologiste a donné son feu vert. Le co-président du groupe François de Rugy a d’ailleurs souligné qu’il s’agissait d’une confiance «critique, conditionnelle et vigilante». Au total, la confiance a été votée par 306 députés, ce qui apporte au gouvernement une majorité similaire à celle du gouvernement Ayrault (302 voix).

 

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus