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La fermeture des berges parisienne déplace la pollution

Le 31 mars 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En rouge, les zones où la pollution progresse, en bleu, là où ça arégresse.
En rouge, les zones où la pollution progresse, en bleu, là où ça arégresse.
Airparif

Cela va mieux en le disant, la pollution atmosphérique francilienne est moindre, là où les voitures ne circulent plus.

Là où les voitures ne roulent plus, la pollution diminue. Il aura fallu qu’Airparif déploie d’importants moyens techniques et humains pour donner corps à cette lapalissade.

Ce vendredi 31 mars, l’association francilienne en charge de la mesure de la qualité de l’air a publié une première évaluation de l’évolution de la pollution automobile, suite à la fermeture des voies sur berge de la rive droite de la seine.

80 points de mesures

Près de 80 points de mesures ont été installés pour une première campagne, qui s’est déroulée du 15 novembre au 13 décembre derniers. Pour comparer, les experts d’Airparif ont recalculé, heure par heure, les concentrations de polluants qui auraient été observés (en tenant compte de la météo réelle) si la voie Georges Pompidou avait été laissée ouverte à la circulation.

Hauts et bas

Résultat: les niveaux de polluants baissent (jusqu’à -25%) aux alentours des voies fermées à la circulation. A contrario, la qualité de l’air se dégrade légèrement (de +5% à +10% de polluants) dans les zones amont et aval, «et dans une moindre mesure (jusqu’à +5%) sur les itinéraires de report», indique Airparif dans un communiqué. On est très loin des chiffres alarmistes présentés au début de l’année par la présidente du conseil régional.

Cette situation est particulièrement manifeste à l’heure de pointe du matin. En revanche, souligne l’association francilienne, «les impacts sont moins marqués à l’heure de pointe du soir, qui est plus étalée dans le temps et avec des conditions météorologiques plus dispersive que le matin.»

Accompagner la mesure

Conformément à son revirement du 14 mars, la présidente de l’exécutif régional propose d’accompagner un peu plus la fermeture (toujours expérimentale) de la voie sur berge de la rive droite. Valérie Pécresse propose ainsi à la Mairie de Paris de co-financer l’installation de «6 carrefours intelligents sur les quais hauts et le boulevard Saint-Germain pour les fluidifier et lutter contre la pollution de l'air qui y a augmenté.»

Marginale. Très médiatisée, l’affaire de la fermeture de la voie Georges Pompidou est plus une querelle entre la mairie de Paris et le conseil régional qu’un problème de santé publique. Car, comme le rappelle Airparif, les 3,5 km de voies concernées absorbent 122 millions de km parcourus/an, soit 0,16% du trafic francilien annuel.

La région pourrait, en outre, financer la création d'un bus électrique à haut niveau de service sur les quais surplombant la voie interdite au trafic, créer des places de parkings dédiées aux utilisateurs de transports publics et aux co-voitureurs. Et mettre en œuvre des mesures de protection phoniques dans les zones soumises à une plus grande pollution sonore.

L’affaire ne devrait pas en rester là. Airparif prévoit de lancer une seconde campagne de mesures dans les prochaines semaines. Le bilan complet des deux opérations étant attendu pour le mois de septembre prochain.

 

 



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