La FEEE fête la journée de la forêt

Le 21 mars 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Thierry Lerévérend, directeur général de la FEEE.
Thierry Lerévérend, directeur général de la FEEE.
Thierry Lerévérend

Créée par l’ONU en 2011, la journée internationale de la forêt a enfin germé ce 21 mars. Rencontre avec Thierry Lerévérend, directeur général de la Fondation pour l'éducation à l'environnement en Europe (FEEE) qui a coordonné l’opération dans l’Hexagone.

Organiser une journée de la forêt, honnêtement, ça sert à quoi?

La France est le troisième pays le plus boisé de l’Union européenne. Cet espace naturel a une fonction économique, sociale et écologique. Mais nos concitoyens sont essentiellement des urbains. Grâce aux 150 manifestations organisées par les associations, les collectivités et les entreprises, nous espérons ouvrir tous les publics aux enjeux pluriels de la forêt.

 

Pas simple…

Effectivement, car la forêt française est à la fois un écosystème indispensable, un lieu de récréation et un site de production de bois. Mais c’est précisément cette complexité qui est intéressante. Car elle est une excellente illustration du monde dans lequel nous évoluons.

 

Voilà des décennies que la FEEE se consacre à l’éducation à l’environnement. En voyez-vous les effets?

Je reste partagé entre optimisme et pessimisme. Optimisme, car on ne peut plus ouvrir un journal, écouter une radio ou regarder la télévision sans y trouver de l’environnement. Le sujet est devenu important. Mais ce travail de sensibilisation et d’éducation doit continuellement être fait et refait. Car des forces éducatives contraires nous incitent, tous, à acheter toujours plus de produits, à consommer toujours plus d’énergie. Et à ce rythme, nous faisons exploser tous les compteurs environnementaux.

 

La FEEE n’est pourtant pas seule.

Effectivement, il existe, officiellement, une politique visant à généraliser l’éducation au développement durable. C’est tellement vrai que l’Education nationale a diffusé trois circulaires sur ce sujet depuis 2004. Alors, bien sûr, il y a des intentions, notamment en géographie, en science de la vie et de la terre. Mais le plus dur est de relier toutes ces problématiques entre elles; de montrer que la terre est un écosystème complexe dans lequel nous évoluons. Et là, c’est beaucoup plus difficile.

 

Pour quelles raisons?

Les professeurs disent qu’ils ne sont pas suffisamment formés pour enseigner cette complexité. Il y a aussi le repli de l’école sur elle-même. Pour des questions d’assurance ou de coût, il devient de plus en plus difficile d’organiser des classes vertes. Or la compréhension de l’écosystème forestier est tout de même plus facile quand on s’y trouve.



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