La FAO veut une meilleure gouvernance des forêts

Le 25 mai 2011 par Célia Fontaine
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Aider les pays à évaluer la gouvernance de leurs ressources forestières pour contrer le changement climatique. C’est l’objectif visé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la banque Banque mondiale, qui ont dévoilé le 23 mai un cadre juridique ad hoc.

 

Les forêts assurent la sécurité alimentaire de centaines de millions de ruraux tout en séquestrant le carbone. Ses bénéfices sont multiples. Mais la déforestation et la dégradation des poumons verts représentent près de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, «soit bien plus que l'ensemble du secteur du transport mondial et au deuxième rang après le secteur de l'énergie», rappelle la FAO dans un communiqué. La plus grande partie de ces émissions se produisent dans les pays en développement.
 
La convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique aborde ce problème au travers de Redd+ (Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts). Mais ce mécanisme, qui offre aux pays en développement des incitations pour réduire leurs émissions dues à la déforestation serait inefficace, selon les experts (dans le JDLE). En cause, les perturbations involontaires affectant les communautés locales, les fraudes et les projets inefficaces, la corruption et les détournements de fonds.
 
Il faut donc mettre en place des systèmes de divulgation d'informations sur la manière dont les garanties de Redd+ sont abordées et respectées. Un document a été présenté par le Programme UN-Redd et Chatham House afin d’offrir des conseils aux pays qui veulent à la fois s'assurer et montrer que les activités relatives à Redd+ sont effectivement appliquées et les garanties de gouvernance prises en compte.
 
A côté de ce premier document, la FAO et la Banque mondiale proposent un «Cadre pour l'évaluation et la surveillance de la gouvernance[1] des forêts».Il «offre aux pays une liste de contrôle détaillée pour identifier et affronter les problèmes en matière de gouvernance des ressources forestières. Il leur permet aussi de gérer de manière convenable les efforts visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts», explique la FAO.
 
Il s’agit d’une approche systématique et participative, qui permet aux pays et aux gestionnaires des forêts d'identifier les actions nécessaires pour surveiller les flux financiers de la filière et le partage équitable des bénéfices. Les performances devront s'établir en fonction de 6 critères: responsabilité, efficacité, efficience, équité, participation et transparence.


[1] Par gouvernance, il faut entendre «un ensemble de lois, d'institutions, de règles de gestion, de politiques et de conventions sociales qui déterminent comment les forêts doivent être utilisées et qui doit les utiliser»», selon la FAO.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus