La FAO va surveiller les forêts équatoriales africaines

Le 27 juillet 2012 par Geneviève De Lacour
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Les forêts du bassin du Congo sont aussi menacées
Les forêts du bassin du Congo sont aussi menacées

L’agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) lance une nouvelle initiative d’aide à des pays d'Afrique centrale. Elle a pour but de mettre en place un système de surveillance des forêts nationales de 10 pays du bassin du Congo: Burundi, Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine, République du Congo, République démocratique du Congo, Rwanda, Sao Tomé et Principe, et Tchad.

Selon un communiqué publié le 26 juillet, ce vaste projet forestier sera géré conjointement par la commission des forêts d'Afrique centrale (ComifAC) et la FAO, en collaboration étroite avec l'institut national brésilien de recherche spatiale (INPE). Le fonds pour les forêts du bassin du Congo (FFBC), lancé par la Norvège et le Royaume-Uni, finance cette initiative à hauteur de 6,1 millions d'euros et cela par le biais de la Banque africaine de développement (BAD).

Les forêts du bassin du Congo couvrent environ 200 millions d'hectares et font partie, après la forêt amazonienne, des plus grandes forêts pluviales primaires. Elles assurent les moyens d'existence de quelque 60 millions de personnes.

Selon les données de la ComifAC, entre 1990 et 2000, le taux de déforestation annuel brut du bassin du Congo était de 0,13%, mais il a doublé sur la période 2000-2005.

«Bien que ce taux de déforestation soit relativement faible, précise la FAO, ces forêts sont menacées par le changement dans l'utilisation des terres, l'exploitation forestière non durable et l'exploitation minière.» Et l'impact des menaces directes, les taux de changement du couvert forestier et les émissions résultant du déboisement et des activités de dégradation des forêts restent mal compris. Ces pays souffrent du manque d'informations actualisées et précises sur la situation courante des forêts.

«L'expérience brésilienne montre qu'un système national de surveillance de la forêt est l'élément-clé pour préparer le terrain à un soutien international substantiel visant à la protection des forêts et à la promotion de leur gestion durable», affirme Eduardo Rojas, sous-directeur général de la FAO responsable du département des forêts.

La FAO fournira aux pays son assistance technique en matière de télédétection afin d'évaluer le couvert forestier et les changements qu'il peut subir. L’agence onusienne les aidera aussi en matière d'évaluation du volume de carbone stocké par les massifs forestiers.

Le projet vise à aider les pays à préparer des propositions de financement pour la mise en place de systèmes de surveillance fiables et durables dans chaque pays et ce, dans le cadre de l'initiative Redd+ (Réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation des forêts dans les pays en développement). Selon la FAO, il «contribuera aussi au renforcement de la coopération régionale et au partage de l'expérience».
 



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