La FAO ouvre la finance carbone au secteur laitier

Le 04 novembre 2016 par Romain Loury
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Un outil au service du climat et des éleveurs
Un outil au service du climat et des éleveurs
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La production laitière pourrait bientôt accéder à la finance carbone, grâce à une méthode développée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à destination des petits éleveurs.

Au niveau mondial, un kilogramme de lait équivaut à l’émission de 2,8 kilos équivalent CO2. Il ne s’agit là que d’une moyenne: selon les pays et les pratiques, ce chiffre oscille en réalité entre 1,7 et 9 kgCO2e/kg de lait. Des variations qui s’expliquent par la composition de l’alimentation délivrée aux vaches, ainsi que par l’efficacité énergétique de l’équipement.

Or malgré les nombreuses améliorations possibles, l’élevage n’avait jusqu’alors pas accès aux marchés du carbone, en raison de l’absence de méthodologie permettant de certifier la réduction des émissions issues de l’élevage. La FAO vient d’y remédier, en publiant vendredi 4 novembre un premier outil consacré spécifiquement au secteur laitier.

Une méthode expérimentée au Kenya

Certifiée par l’organisme indépendant Gold Standard, cette méthodologie permet de calculer le niveau d’émissions de toute exploitation laitière, avant et après mise en place de mesures de réduction. Elle est déjà en cours d’expérimentation au Kenya, pays dont les exploitants laitiers, le plus souvent de petite taille, souffrent d’une faible productivité et d’émissions élevées.

Pour la FAO, l’avantage est double: d’une part, inciter le secteur laitier à la transition écologique, d’autre part assurer aux 750 millions de petits producteurs laitiers une nouvelle source de revenu.

Les crédits obtenus par les éleveurs «pourront être vendus sur les marchés du carbone, devenant ainsi une source potentielle de revenu qui contribuera à la fois à créer une motivation financière pour que l'industrie laitière devienne plus écologique et de nouvelles opportunités pour les petits exploitants agricoles qui, de leur côté, pourront accéder aux investissements financiers pour leurs fermes», explique l’organisme onusien.



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