La FAO lance un partenariat mondial contre la dégradation des sols

Le 08 septembre 2011 par Geneviève De Lacour
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A l'occasion du lancement du partenariat mondial sur les sols, le directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, selon l’acronyme en anglais), Jacques Diouf, a mis en garde mercredi 7 septembre à Rome contre la dégradation des terres qui menace la sécurité alimentaire de la planète.

«Le sol est une composante essentielle des systèmes de production et des écosystèmes terrestres. Cependant, il est aussi une ressource fragile et non renouvelable», a souligné l’ancien diplomate sénégalais, lors de son discours d'ouverture d'une conférence de trois jours pour lancer ce nouveau partenariat.

Ce dernier, destiné à être le pendant du partenariat mondial pour l'eau lancé en 1996, a pour nom complet «partenariat mondial sur les sols pour la sécurité alimentaire et l'adaptation au changement climatique et l'atténuation de ses effets».

«Le sol est très facilement soumis à la dégradation et sa régénération est lente, difficile et coûteuse», a aussi averti Jacques Diouf, qui a invité à redoubler d'efforts pour garantir des sols sains et fertiles au profit des générations actuelles et futures.

Selon la FAO, rien qu'en Afrique, 6,3 millions d'hectares de terres agricoles dégradées ont perdu leur fertilité et leur capacité de rétention de l'eau. Elles doivent être régénérées pour satisfaire la demande de nourriture d'une population appelée à plus que doubler au cours des 40 prochaines années. «En Afrique, l'exploitation des sols reste la principale ressource des populations», a rappelé de son côté le ministre nigérien de la planification, Amadou Boubacar Cissé.

En 1982, la FAO avait déjà adopté une Charte mondiale des sols énonçant les principes de base et les directives de gestion durable et de protection des sols approuvés par les gouvernements et les organisations internationales. Mais l’application de cette charte a pris du retard dans bon nombre de pays. L’organisation onusienne avait prévu de relancer sa mise en œuvre. Avec ce partenariat, voilà qui est fait!

Plusieurs actions sont ainsi envisagées; notamment des interventions à court terme visant à acheminer la nourriture, l'eau et les articles de première nécessité tels que semences et engrais pour la relance de l'agriculture. Il s’agit de réponses classiques aux crises alimentaires et aux phénomènes météorologiques extrêmes comme dans la Corne de l'Afrique.

 Toutefois, selon la FAO, «des mesures à plus long terme et de plus grande envergure sont nécessaires pour renforcer la capacité de résister à la dégradation, à la sécheresse et au changement climatique et réduire la vulnérabilité des hommes aux catastrophes».
 
Pour la FAO, la crise de la Corne de l'Afrique, outre les problèmes d'insécurité et de gouvernance, est due en grande partie aux politiques et pratiques inadéquates de gestion des sols et des eaux.


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