La FAO et l’OIE appellent à cesser la manipulation de virus de la peste bovine

Le 23 juillet 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La peste bovine est éradiquée depuis un an.
La peste bovine est éradiquée depuis un an.

L'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a demandé, lundi 23 juillet, à tous les pays de se conformer au moratoire mondial sur la recherche utilisant le virus vivant de la peste bovine en laboratoire.

La FAO, en partenariat avec l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), veut parvenir à la destruction des échantillons de virus et du matériel biologique potentiellement dangereux, actuellement stockés dans plus de 40 laboratoires du monde entier et dont certains ne répondent pas aux critères de biosécurité.

Néanmoins, certaines réserves de virus devraient être conservées pour la production de vaccins et la recherche au cas où la maladie éclaterait à nouveau, ou bien si elle était libérée accidentellement ou délibérément, précise les deux organisations dans un communiqué.

L'éradication de la peste bovine a été officiellement proclamée par l'OIE et la FAO il y a un an, ce qui signifie que le virus à l'origine de cette maladie du bétail, qui n'affecte pas l'homme, ne circule plus chez les animaux et n'existe plus qu'en laboratoire.

Dans le cadre de deux résolutions internationales votées en 2011, les Etats membres de l'OIE et de la FAO ont convenu de détruire les stocks restants de virus ou de les stocker en toute sécurité dans un nombre restreint de laboratoires de confinement agréés par les deux organisations.

Ils ont également convenu d'interdire toute recherche utilisant le virus vivant, à moins qu'elle n'ait été approuvée par l'OIE et la FAO.

La FAO et l'OIE exhortent par conséquent les pays à respecter le moratoire et à leur soumettre pour approbation toutes propositions futures de recherche, conformément aux résolutions de 2011.

«Si le virus de la peste bovine demeure présent dans un grand nombre de laboratoires du monde entier, nous ne pouvons affirmer que le risque de réapparition est nul. Il faut s'atteler en priorité à détruire les stocks non sécurisés du virus», souligne Kazuaki Miyagishima, chef du département scientifique et technique de l'OIE, cité par le communiqué.



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