La Fao combat la mineuse de la tomate

Le 03 août 2012 par Geneviève De Lacour
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La FAO renforce la lutte contre la mineuse de la tomate au Proche-Orient
La FAO renforce la lutte contre la mineuse de la tomate au Proche-Orient

Qu’est-ce que la mineuse de la tomate? Cet insecte ravageur est en fait un petit papillon brun (Tuta absoluta), originaire d’Amérique du Sud et qui est apparu pour la première fois en Espagne en 2006, avant de se propager dans les pays du bassin méditerranéen et au Proche-Orient. Il couvre désormais un vaste territoire s’étendant au nord jusqu’à la Suisse, au sud jusqu’au Maroc et l’Algérie, à l’est jusqu’à la Turquie et au sud-est jusqu’aux Etats arabes du Golfe.

Or Tuta absoluta est friande de tomates. Mais elle se nourrit aussi de pomme de terre, d’aubergine, de poivron, de haricots communs et de quelques «mauvaises herbes» apparentées.

«La mineuse de la tomate s’est développée rapidement et a franchi aisément les frontières. Certains pays ont réussi à minimiser la capacité de l’insecte à se reproduire, limitant ainsi son potentiel à se propager et à provoquer des dégâts aux cultures. L’objectif de la FAO est de reproduire ces succès alors que l’insecte se fraye un chemin vers l’est et le sud-est», indique Khaled Alrouechdi, expert de l’agence des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Au Proche-Orient, la tomate est la culture la plus importante du point de vue économique.

La FAO a donc décidé d’intensifier sa lutte contre ce lépidoptère qui menace les cultures au Proche-Orient. Elle veut faire la promotion de programmes de lutte «douce». Selon elle, ces programmes «ont déjà connu des succès puisqu’ils ont permis de minimiser les dégâts provoqués par cet insecte ravageur en région Méditerranée, y compris les pays d’Afrique du Nord».

Un projet sous-régional est également en cours d’élaboration en Egypte, Iran, Irak, Jordanie, Liban, Syrie et Yémen, en s’appuyant sur des techniques récemment utilisées dans les pays méditerranéens.

L’idée est de réduire les dégâts au minimum grâce à des méthodes durables au plan économique et environnemental.

«Deux raisons principales nous poussent à réduire l’utilisation des pesticides: d’abord, l’application intensive de traitements phytosanitaires n’est pas une solution durable au plan de l’environnement, ensuite la mineuse de la tomate est connue pour développer rapidement des résistances aux insecticides», précise Khaled Alrouechdi.

Le programme de lutte intégrée (IPM) contre T. absoluta développé par la FAO inclut des méthodes dont la toxicité est faible et peu onéreuses, comme l’utilisation réduite de pesticides et la sélection d’agents de lutte biologique; les pièges à phéromones -«attract-and-kill» (attirer et tuer)- qui attirent les insectes par imitation de partenaires potentiels ; les lâchers d’ennemis naturels (prédateurs et parasitoïdes); l’utilisation de filets anti-insectes et de sas de sécurité dans les serres; l’arrachage des cultures infestées et des plantes adventices sauvages ou encore la rotation des cultures avec des variétés non solanacées qui n’attirent pas l’insecte.

 



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